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RE-le sylphe
D’après le poème « Le sylphe» de Charles Dovalle (1807 – 1829), duquel je ne garde ici que la première
strophe.
L’aile ternie et de
rosée humide,
Sylphe inconnu, parmi les fleurs couché,
Sous une feuille, invisible et timide,
J’aime à rester caché.
J’aime, loin des
hommes et des choses,
De ce qui a des yeux
ou un esprit,
Être sous les pétales
d’une rose,
De mon repos épris ;
Tranquille comme les
statues de marbre
Qui portent un nom
poétique et abstrait,
Être assis dans les
branches d’un arbre
Que caresse un vent
frais ;
Contempler les
amoureux et les bêtes
Qui passent sans faire
le moindre bruit,
Et pour apaiser leur
solitude inquiétude,
Faire tomber un fruit.
Invisible et léger
comme une brise,
Quand j’entendrai de
vagues grondements,
Je me cacherai des
nuées grises
Et je chanterai
doucement
Dans le creux d’un
chêne centenaire
Qui, tant qu’il
pleuvra, sera ma maison,
À l’abri de l’éclair
et du tonnerre
Et des froides
saisons.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 7 juin 2020
Re-Le sylphe
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