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RE-utlima verba
D’après le poème « Ultima Verba
» de Léon-Pamphile Le May (1837 – 1918), duquel je ne garde ici que la
première strophe.
Mon
rêve a ployé l’aile. En l'ombre qui s’étend,
Il est comme un oiseau que le lacet captive.
Malgré
des jours nombreux ma fin semble hâtive ;
Je
dis l’adieu suprême à tout ce qui m’entend.
Je
ne partirai pas avant que de rugir
Comme
un vieux lion qui dans son antre s’éveille,
Et
du sang des vilains les griffes vermeilles,
Plongées
dans leurs âmes, je les ferai rougir !
Je
vais crier dans les oreilles et l’esprit
De
l’ignorant, du fat et de l’hypocrite,
Maintes
malédictions autrefois écrites
Pleuvront,
comme d’un ciel sombre, de mes écrits.
Maintes
bénédictions, aussi, vont rayonner
Pour
ceux que j’ai aimés et pour ceux que j’aime,
Car
ils sont dans mon cœur et dans mes poèmes,
Et
comme ils me sont chers, je veux leur pardonner.
Je
ne me lasserai jamais de les chérir,
Jamais
je n’oublierai leurs noms et leurs visages,
Quant
à mes ennemis, tel l’océan en rage
Je
tomberai sur eux et les ferai souffrir,
Dans
mes flots immenses ils seront engloutis !
Le
Foudre à la main droite, à la gauche une rose,
Je
murmurerai et je crierai des choses,
Et
mes mots resteront quand je serai parti.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 9 juin 2020
Re-Ultima Verba
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