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RE-DIALOGUE
D’après le poème « Dialogue» d’Amadis Jamyn (1538 – 1592), duquel je ne garde ici que la première
strophe.
Où sont tant de beautés que le printemps avait,
Ornement des jardins et des molles prairies ?
Où sont toutes les fleurs des campagnes fleuries
?
Où est le temps serein qui les cœurs émouvait ?
Adieu, Printemps béni, pareil au voyageur
Qui s’endort en cherchant un peu de brise et d’ombre,
Entre les dents une paille, sous un arbre,
Et qui continue sa route d’un pas songeur ;
Tu marcheras avec ta couronne de fleurs
Dont le vent fait tomber tous les beaux pétales,
Aussi éphémère qu’une vision pâle
Qui avait des parfums et avait des couleurs.
Bientôt l’Été viendra, interminable et lourd,
Il va nous assaillir de toutes ses flèches,
Il s’en ira enfin, et la gorge sèche,
Montera, fatigué, dans le char ailé du jour.
L’Automne descendra, spectral et indécis,
Les ailes au dos et les rides au visage,
Muet comme un écueil contemplant le rivage
Et de maintes voiles connaissant le récit.
Et l’Hiver couvrira de son vaste linceul
Le monde ténébreux qui s’endort et rêve,
Avant que le soleil fatigué ne se lève
Pour réveiller la femme aimée et l’homme seul.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 5 juin 2020
Re-Dialogue
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