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RE-SUR LA PREMIÈRE PAGE DE L'IMITATION
D’après le poème « Sur lapremière page de l'Imitation » de Louis Duchosal (1862 – 1901),
duquel je ne garde ici que la première strophe.
Je te dédie, ô Mort, le suprême désir
De mon cœur dépouillé de la robe illusoire ;
Il mettra tout le feu qu’il avait au plaisir
A mériter ta grâce, à conquérir ta gloire.
Il ne faut pas mourir dans son lit, faible et vieux,
Mais mourir au combat appesanti d’armes,
Brûlé et balafré sous le soleil radieux,
En emplissant le cœur de ses ennemis d’alarmes,
Périr pour ceux qu’on tue et pour les opprimés
Que la sombre injustice exile de leurs terres,
En leur disant combien nous les avons aimés ;
Rien ici-bas n’est plus que la mort sincère.
Mourir debout, la lyre et la plume à la main,
En faisant tomber leurs foudres impitoyables
Sur tous les ennemis qui sont sur nos chemins
Qu’aveugle et embrase le soleil véritable !
Quant à pourrir dans un vilain appartement
Comme un fruit trop mûr qui de l’arbre tombe,
Non, mon cœur ! ne mourons pas seuls et tristement,
Qu’aucun mortel jamais ne trouve notre tombe,
Que, pareils aux fumées et pareils aux lambeaux,
La tempête emporte notre noble cadavre
À un pays lointain, inaccessible et beau,
Comme la brise emporte une voile au havre !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 30 mai 2020
Re-Sur la première page de l'Imitation
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