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POINT DE VUE SUR La sagesse La vieille Sagesse toujours hagarde Contemple les mortels et les regarde, Cachée avec la limpide Raison Qui compte les crimes et les saisons Au fond de sa tortueuse retraite. Voilée de l'immobilité inquiète, Elle abhorre tous les vains mouvements Et dans l'ombre elle se tait savamment Pour ne dire qu'une phrase terrible, Un obscur aphorisme impossible Ou une vaste énigme qui fait peur ; Quant à la Raison, sa limpide sœur, Elle regarde un flambeau qui brûle Et un livre épais, rempli de formules. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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vendredi 26 juillet 2024
Point de vue sur la Sagesse
dimanche 27 août 2023
Tarbeneen, Enfant de la Folie
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TArbeneen, enfant de la folie Tarbeneen, sombre enfant de la Folie, Plein de foudre et plein de mélancolie, Errait dans le monde et dans les esprits, Spectre qui se lamente et aussi rit, Ennemi des choses évidentes Qu'il raillait avec sa verve ardente, Rival maudit de la vieille Raison. Chaque asile devenait sa maison, Il chantait au-dessus de la tête Des vieillards perdus et les poètes Et semait dans les sillons des nations Le doute, la peur, l'hallucination, Remèdes dangereux et inutiles, Comme dans une terre infertile. Médecin incompétent du genre humain, Il lui montrait d'improbables chemins Qui le menaient toujours à sa perte ; Comme à travers une fenêtre ouverte S'envole un sinistre essaim de corbeaux, Il faisait voler l'idée du tombeau. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
jeudi 15 septembre 2016
Le sommeil de la Raison
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Le sommeil de la raison
Francisco de
Goya, Le sommeil de la Raison engendre
des monstres (1797-1799)
Quand la Raison
s’endort d’un ténébreux sommeil,
Accablée et
lasse, le front sur son pupitre,
C’est l’heure où
s’éveillent, hideux et sinistres,
Les monstres infernaux,
différents et pareils :
Chats aux yeux
reluisants, hiboux, chauves-souris,
S’appelant
Ignorance, Erreur, Crime et Haine,
Ils viennent du
gouffre béant de la géhenne,
Sombres et pâles
comme des enfants mal nourris,
Et s’envolent
soudain dans le noir firmament
En pleuvant sur
le monde aussi abondamment
Que la l’inféconde
pluie qu’a pleurée le Déluge ;
Tout périra,
alors, et l’éternelle nuit
Cachera le soleil
qui fait vivre et épanouit
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dimanche 15 avril 2012
Hymne à la Raison
Hymne à la Raison
Ô, déesse, sois le flambeau
Qui dans la nuit de nos
doutes,
Répand ses rayons doux et
beaux
Et éclaire nos sombres
routes !
Bénis nos esprits impuissants
Qui errent et qui hésitent,
Bénis notre éphémère encens
Et notre éternelle lutte !
Des ondes bravant le
courroux,
En ton nom nous bravons la
houle !
Marins fatigués, montre-nous
Ton port que maudit la foule,
Ton port lointain et
silencieux
Qui vit passer les voiles
d’Ulysse,
Et où les chants qui viennent
des cieux
Bercent les rêveurs qui
pâlissent !
Fille de l’auguste Vérité,
Dans notre azur daigne
reluire ;
Femme, nous aimons ta cruauté
Et nous aimons ton
sourire !
Ne raille point nos obscures
erreurs
Et notre ténébreuse
ignorance,
Et plains notre noire douleur
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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