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mercredi 23 juin 2021

La patience

 la patience

Dieu ne saurait laisser les croyants dans l’état où vous êtes ; il séparera le mauvais d’avec le bon. Dieu ne saurait vous dévoiler les choses cachées. Il choisit les envoyés qu’il lui plaît pour les leur confier. Croyez donc eu Dieu et à ses envoyés ; si vous croyez, et si vous craignez, vous recevrez une récompense généreuse. (Coran, 3, 179)

Khabbab ibn Al-Aratt, las de la défaite,
Avec des compagnons alla dire au Prophète,
Qu’on pouvait dans l’ombre de la Kaaba voir
Qui était adossé contre un vêtement noir :
« Les impies nous tourmentent et nous mettent à genoux !
Ô Prophète, pourquoi ne pries-tu pas pour nous
Pour que Dieu nous donne contre eux la victoire ? »
« Des croyants avant vous connaissez-vous l’histoire ?
Répondit le Prophète, on leur creusait un trou,
Et leurs bourreaux venaient avec tout leur courroux,
Et les coupaient en deux moitiés avec des scies
Pour les obliger à être comme eux impies,
Sans jamais réussir, ou en s’armant de fers
Ils leur brisaient les os et leur coupaient les nerfs,
Sans qu’ils ne reniassent leur foi. Si belle et forte !
C’est la vraie religion qui toujours l’emporte ;
Elle triomphera. Alors le voyageur
Marchera de Sanaa à l’Hadramaout sans peur,
Hormis de Dieu ou que le loup mange ses bêtes.
Armez-vous de patience, impatients que vous êtes. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 17 octobre 2020

La passion de Job

    La passion de job

Célèbre la confiance de Job, quand il s’écria : Seigneur, le malheur s’est appesanti sur moi ; mais ta miséricorde est infinie. Nous entendîmes sa voix. Nous le délivrâmes du fardeau qui l’opprimait, et nous le rendîmes à sa famille. Nous augmentâmes ses biens, par un effet de notre miséricorde, et pour l’instruction des serviteurs de Dieu. (Coran, 21, 83-84)

Job avait des troupeaux, des terres et des maisons.
Ses terres étaient fertiles à toutes les saisons,
Ses maisons étaient grandes et accueillaient les pauvres,
Vaisseaux cassés et dont elles étaient les havres,
Et son bétail était aussi grand que son cœur.
Il avait des enfants qui croyaient au Seigneur
Et qu’il aimait, comme il aimait leur pieuse mère,
C’était un homme bon qui montrait la lumière,
Et le Seigneur de rien ne semblait le priver.
Or dans sa sagesse, Dieu voulut l’éprouver.

Dieu fit mourir tout le bétail du prophète ;
« Loué soit Dieu, dit-il, il a pris mes bêtes. »
Tous ses fils moururent, ainsi que ses filles ;
« Loué soit Dieu, dit-il, il a pris ma famille. »
Des vers vinrent ronger son corps ensanglanté ;
« Loué soit Dieu, dit-il, il a pris ma santé. »
Bientôt on le chassa, le croyant contagieux,
De la ville, mais Job, qui était très pieux,
Dit : « Loué soit Dieu, il a pris ma demeure.
Je ne suis qu’un homme, et il faut que je meure.
Mon corps est malade, mais mon cœur et ma bouche
Diront des prières, sans être farouches. »

Dans son sombre bouge, le prophète était seul,
Vêtu de son haillon qui semblait un linceul,
Et sa femme venait panser ses blessures,
Travaillant pour gagner un peu de nourriture.
Son malheur amusait les ignobles railleurs :
« Il paraît que Job, que nous envoie le Seigneur,
Son dieu lui envoie pauvreté et vermine,
Et le ver de terre qui le mange et le mine ! »
Job avait deux amis qui croyaient, toutefois,
En lui. Ils lui dirent, un jour, malgré leur foi :
« Job, tu sembles de Dieu mériter la colère.
Tu n’as plus ni maisons, ni enfants, ni terres !
Tu as commis sans doute un immense péché
Que le Seigneur connaît et que tu as caché
Pour qu’il te punisse et ne daigne pas t’entendre
Toutes ces années ! » Job ne pouvait leur répondre,
Mais il était blessé et son cœur cria : « Dieu !
Je souffre et tu es le plus miséricordieux ! »
Dieu lui répondit : « Job, du pied frappe la terre.
Pour que tu sois guéri et te désaltères,
Il en jaillira pour toi une source d’eau. »
Job fut guéri et Dieu lui ôta son fardeau,
Lui rendit sa vigueur, chassa sa faiblesse,
Ressuscita ses fils, augmenta ses richesses.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène