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La passion de job Célèbre la confiance de Job, quand il s’écria : Seigneur, le malheur s’est appesanti sur moi ; mais ta miséricorde est infinie. Nous entendîmes sa voix. Nous le délivrâmes du fardeau qui l’opprimait, et nous le rendîmes à sa famille. Nous augmentâmes ses biens, par un effet de notre miséricorde, et pour l’instruction des serviteurs de Dieu. (Coran, 21, 83-84) Job avait des troupeaux, des terres et des maisons. Ses terres étaient fertiles à toutes les saisons, Ses maisons étaient grandes et accueillaient les pauvres, Vaisseaux cassés et dont elles étaient les havres, Et son bétail était aussi grand que son cœur. Il avait des enfants qui croyaient au Seigneur Et qu’il aimait, comme il aimait leur pieuse mère, C’était un homme bon qui montrait la lumière, Et le Seigneur de rien ne semblait le priver. Or dans sa sagesse, Dieu voulut l’éprouver. Dieu fit mourir tout le bétail du prophète ; « Loué soit Dieu, dit-il, il a pris mes bêtes. » Tous ses fils moururent, ainsi que ses filles ; « Loué soit Dieu, dit-il, il a pris ma famille. » Des vers vinrent ronger son corps ensanglanté ; « Loué soit Dieu, dit-il, il a pris ma santé. » Bientôt on le chassa, le croyant contagieux, De la ville, mais Job, qui était très pieux, Dit : « Loué soit Dieu, il a pris ma demeure. Je ne suis qu’un homme, et il faut que je meure. Mon corps est malade, mais mon cœur et ma bouche Diront des prières, sans être farouches. » Dans son sombre bouge, le prophète était seul, Vêtu de son haillon qui semblait un linceul, Et sa femme venait panser ses blessures, Travaillant pour gagner un peu de nourriture. Son malheur amusait les ignobles railleurs : « Il paraît que Job, que nous envoie le Seigneur, Son dieu lui envoie pauvreté et vermine, Et le ver de terre qui le mange et le mine ! » Job avait deux amis qui croyaient, toutefois, En lui. Ils lui dirent, un jour, malgré leur foi : « Job, tu sembles de Dieu mériter la colère. Tu n’as plus ni maisons, ni enfants, ni terres ! Tu as commis sans doute un immense péché Que le Seigneur connaît et que tu as caché Pour qu’il te punisse et ne daigne pas t’entendre Toutes ces années ! » Job ne pouvait leur répondre, Mais il était blessé et son cœur cria : « Dieu ! Je souffre et tu es le plus miséricordieux ! » Dieu lui répondit : « Job, du pied frappe la terre. Pour que tu sois guéri et te désaltères, Il en jaillira pour toi une source d’eau. » Job fut guéri et Dieu lui ôta son fardeau, Lui rendit sa vigueur, chassa sa faiblesse, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
samedi 17 octobre 2020
La passion de Job
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