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le royaume solitaire
Le temps, comme la
tête de Méduse
Dont tous les
vivants craignent le regard,
A pétrifié le
royaume hagard,
Victime du
Destin qui s’amuse.
La ville semble mourir
et rêve,
Rien ne la
réveille de son sommeil,
Ni le vent à
lui-même pareil
Ni le soleil radieux
qui se lève.
Je vis un grand
palais, dont la porte
Couverte de
calligraphies et d’or
Est ouverte, et
qui éternellement dort
Sans gardes,
sans archers et sans cohortes,
Je vis, au
milieu d’une cour immense,
Des hommes et
des femmes qui jadis
Étaient vivants,
et sont maintenant maudits
Et comme leur
ville sans défense.
Dans des
chambres sans lampes, sans bougies,
Où l’odalisque
aux sombres cheveux vient,
Des jours bienheureux
souvenir ancien,
Est resté un
vague parfum d’orgie,
Le vin est
encore sur les tables,
Il faisait dire
d’éphémères vers,
Et des débris de
repas que les vers
Dévoreront,
convives redoutables.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 8 décembre 2019
Le Royaume solitaire
vendredi 7 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie IX)
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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE ix)
IX. Comment Bertel sauva sa princesse bien-aimée et
l’âne gris, son fidèle compagnon
Dans de vastes salles Bertel erre en
rêvant
Ainsi qu’une voile que caresse le vent
S’avançant doucement dans les flots sans
furie,
Contemplant les soleils des belles
pierreries.
Réveillé tout à coup de son dangereux
sommeil
Par le rugissement d’un monstre sans
pareil,
Dans une salle il voit un Trolle à neuf
têtes
Qu’il tue d’un coup d’épée. Non loin de
la bête,
Il trouve une jeune beauté qui doucement
dort
Pareille à une fleur, dans une chambre d’or.
Bertel s’approche d’elle et voit avec
surprise
La jeune princesse dont son âme est
éprise
Et dont il a aimé le portrait dans les
bois.
« Ô c’est vous ! s’écrie-t-il,
c’est bien vous que je vois ! »
La beauté se réveille et à son tour s’écrie :
« Le Trolle va revenir !
Fuyez, je vous en prie ! »
Mais Bertel lui répond : « Il
est mort. Suivez-moi,
Ma belle princesse, sans peur et sans
émoi,
Et je vous conduirai jusqu’à votre père. »
Elle lui tend la main. La pauvre n’espère
Que revoir son bon père, et comme son
sauveur
Qui la contemple, épris, avec des yeux
rêveurs,
Ne songe qu’à quitter ce palais, sans
rien prendre
De ses vastes trésors, et sans encore
attendre.
Les bêtes, cependant, commencent à s’éveiller
A beugler, à rugir, à piauler, à
piailler.
L’âne crie à son maître avec impatience :
« Utilisez l’eau de mort ! ».
Avec vaillance,
Bertel en asperge tous ces fauves
surpris
Qui périssent bientôt en poussant de
grands cris.
Il rejoint ensuite les deux autres
princesses,
Va voir le roi du sort gémissant sans
cesse
Qui embrasse ses trois filles avec
transport.
L’âne gris à Bertel dit : « D’une
affreuse mort
Je vous ai maintes fois sauvé. J’ai une
grâce,
A vous demander. » Le bon Bertel l’embrasse :
« Oui, tout ce que tu veux ! »
« Coupez-moi la tête. »
« Quelle horrible chose ! Non ! »
« Que rien n’arrête
Votre épée ; grâce à moi vous êtes
puissant,
Montrez aussi que vous êtes
reconnaissant. »
L’âne insiste tellement que Bertel qu’il
afflige
Lui coupe la tête, reconnaissance
oblige.
A sa place aussitôt un jeune homme
apparaît :
C’est un beau prince qu’un sorcier
coupe-jarret
A transformé en âne, et chose cruelle,
Pour que lui soit rendue sa forme
naturelle,
Il fallait qu’un homme reconnaissant
coupât
Sa tête. Charmé, mais par les divins
appâts
De la seconde fille du roi, il l’épouse,
Et Bertel celle qu’il aime. Âmes
jalouses,
Ses frères, ne pouvant le voir riche et
heureux,
Alors qu’il les combla de présents
valeureux,
Quittèrent le pays, et comme des hères
Vécurent loin de lui toujours dans la
misère.
[FIN DU CONTE: LE PALAIS AÉRIEN]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 5 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie VIII)
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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE VIiI)
VIII. Les conseils que donna l’âne gris à Bertel,
quand ils arrivèrent au palais aérien
Après avoir erré dans le désert mortel
L’âne gris s’arrête, et il demande à
Bertel :
« Que voyez-vous ? » « Les
rocs et le ciel, mer sans voiles. »
« Plus loin, que voyez-vous ? »
« La lueur d’une étoile,
Les rayons du soleil...non, je n’y
comprends rien ! »
« Ce que vous voyez, c’est le
palais aérien,
Plus dangereux que l’autre et aussi plus
immense,
Et dont les monstres n’ont aucune
clémence,
Reprend l’âne savant, c’est un château
fait d’or,
Un Trolle à neuf têtes qui jamais ne s’endort
Y garde captive la belle princesse,
Et les bêtes de la terre gardent sans
cesse
L’entrée de ce château. » « Peut-on
les écarter ? »
Demande Bertel. « Non. » « Peut-on
les éviter ? »
« Non. » « Que ferai-je
alors ? Je cours à ma perte ! »
« Il faut être prudent et rester
alerte ;
Tous les jours à midi, c’est l’heure du
sommeil
Pour ces bêtes qui mangent et qu’endort
le soleil.
Profitez de ce temps pour remplir aux
deux sources
Vos flacons, rapidement et au pas de
course,
Oubliez les marbres et les reflets
dorés,
Ou vous allez être sur-le-champ dévoré. »
Bertel le remercie. A midi, il arrive
Devant le château d’or où est sa
captive.
Les animaux dorment et il passe au
milieu d’eux
En tremblant, néanmoins, de ces monstres
hideux,
Sans leur marcher sur les queues ou sur
les pattes.
Bertel remplit ses deux flacons à la
hâte,
Il oublie les conseils, les fauves irrités,
Et croit qu’il a le temps qu’il faut
pour visiter
Le château qui reluit ainsi qu’une
flamme
Et où est captive la belle jeune femme.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mardi 4 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie VII)
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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE VIi)
VII. Comment Bertel délivra la première princesse
Bertel entre dans le château, qui est
très vaste,
Mais pour des fantômes déploie tout son
faste
Car il semble désert, sans gardes et
sans roi.
Le voyageur entend soudain un cri d’effroi :
Une jeune et belle princesse, surprise,
L’aperçoit, derrière son rouet assise,
Et s’écrie : « Sauvez-vous !
Ce château appartient
A un Trolle cruel qui vous tuera s’il
vient ! »
« Non, réplique fièrement Bertel,
pour vous je reste,
J’ai bravé des ennemis cent fois plus
funestes. »
« Noble chevalier, si vous voulez
me sauver,
Voyez-vous cette épée ? Il faut la
soulever,
Ou vous allez mourir et je serai morte. »
Dit-elle en lui montrant, derrière la
porte,
Une pesante épée travaillée par le
temps.
Bertel essaie ; en vain, fatigué,
mécontent.
« Buvez de ce flacon à côté de l’épée. »
Lui dit la princesse, la voix
entrecoupée
Par la peur. Il en boit, et l’épée
maintenant
Devient très légère, dans sa main la
tenant
Comme si elle était une petite plume,
Alors qu’elle est lourde comme une
grande enclume.
Le Trolle arrive et voit le hardi
étranger.
« Humain, sais-tu à quel point tu
es en danger ?
Dit-il en ricanant, faible créature,
J’ai faim et tu seras, ce soir, ma
nourriture. »
Bertel répond : « Ce que tu
dis là est bien beau,
Mais c’est toi qui ce soir vas nourrir
les corbeaux. »
Et d’un seul coup d’épée, fort comme la
tempête,
Lui abat avec un grand fracas la tête.
« Je suis libre, grâce à vous,
brave chevalier !
Le roi mon père ne va jamais l’oublier,
S’écrie la princesse, mais ma sœur est
captive,
Ravie par un Trolle, malheureuse et
chétive
Qui a six têtes et vit dans un château d’or. »
Et le brave Bertel dit : « Sauvons-la,
alors. »
Prend flacon et épée pour qu’il la
délivre
Et dit aux trois dragons dociles de le
suivre.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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lundi 3 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie VI)
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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE Vi)
VI. Les trois dragons
« N’ayez pas peur, dit l’âne à
Bertel, du danger.
Donnez à ce monstre quelques bœufs à
manger
Et quelques carcasses de porcs, pour
qu’il soit sage
Et dans la colline nous perce un
passage. »
L’unicorne glouton, tout à fait rassasié
Et par toute cette nourriture extasié,
Dans la colline perce un trou, si
énorme,
Qu’il fait passer tout le convoi sans
alarmes.
L’âne gris demande à son maître ce qu’il
voit.
« Rien, seulement des monts rocheux
et le ciel. » « Soit.
Quoi d’autre ? » « Une
lueur, celle d’une étoile,
On dirait, ou de la lune sans son voile. »
L’âne reprend, alors : « Ce
que vous voyez,
Ce n’est point la lune ou une étoile.
Soyez
Prêt, c’est le château que nous
cherchons. » A sa porte,
Bertel voit trois dragons, créatures
mortes,
Semble-t-il, mais qui sont plongées dans
le sommeil
Depuis quelques siècles, sous le radieux
soleil,
Et dont les yeux fermés sont couverts de
mousse.
« Et s’ils se réveillent ? Et
si je les courrouce ? »
Demande Bertel en tremblant. « N’ayez
pas peur,
Répond l’âne, comme leur sinistre
torpeur
Qui depuis des siècles entiers les
accable,
Bien qu’ils soient certainement fauves
et redoutables,
Vous les subjuguerez tous en les
nourrissant. »
Dans le château semble vivre un roi très
puissant
Car il est tout entier en argent et
brille.
Le plus jeune dragon de cette famille
Éveillé par Bertel, est le moins affamé.
Il lui jette, d’abord de le voir alarmé,
Des carcasses de porcs, de bœufs, et d’autres
bêtes,
Qu’il engloutit aussi vite que la
tempête.
Le dragon, rassasié, à parler disposé,
Dit à Bertel : « Humain, puisque
tu as osé
Me réveiller, sache que mon père et ma
mère,
Plus affamés que moi, comme des
chimères,
Vont engloutir tout ce qu’ils pourront
engloutir. »
« J’ai de quoi les nourrir »,
dit Bertel sans mentir.
Le plus jeune dragon rugit et les
éveille ;
Ils avalent, dans leur rage sans
pareille,
Cinquante carcasses chacun, puis devenus
doux,
Ils laissent passer tout le convoi sans
courroux.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 1 juillet 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie V)
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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE V)
V. Ce que vit Bertel devant une autre colline
Bertel voit le petit Trolle, tout en
larmes,
Criant tout seul sur la colline ses
alarmes.
L’enfant est effrayé d’abord de le voir
Mais Bertel le console et le fait asseoir
Sur l’aile du corbeau qui bientôt les
emporte
Jusqu’à la maison du père Trolle. A la
porte
Bertel frappe, et le père embrasse, très
heureux,
Son petit qu’il a cru mort d’un trépas
affreux.
Il offre à son sauveur, dans sa grande
euphorie,
Ses bijoux, son argent, de l’or, des
pierreries ;
Bertel refuse tout et dit qu’il veut
avoir
Une monture. Le Trolle l’emmène voir
Ses chevaux les plus beaux, de la plus
pure race.
Bertel répond au bon Trolle qui s’embarrasse :
« Merci ! Mais vos chevaux sont
bien trop vigoureux
Et bien trop grands pour moi. Vous me
rendrez heureux
En m’offrant cet âne gris, bon pour mon
commerce. »
Le Trolle invente alors mille raisons
diverses
Pour l’en dissuader, car l’âne est très
précieux :
Il lui dit qu’il est lent et qu’il est
séditieux,
Qu’il le fera souffrir et qu’il est
malade,
Mais Bertel le veut, et le Trolle
maussade
Est de le lui céder à la fin obligé
Et en paraît, tout en souriant, bien
affligé.
L’âne parle. Une heure passée, à son
maître,
Il demande s’il voit une ligne bleuâtre.
« Oui », lui répond Bertel. « Il
s’agit, en effet,
D’une colline, par un monstre aux cent
méfaits
Jalousement gardée. » Devant la
colline,
Bertel voit le monstre que l’âne lui
dessine :
C’est un unicorne, hideux et colossal,
Dont la gueule lui semble un enfer
abyssal,
Ouverte comme un gouffre et crachant des
flammes,
Et Bertel en tremble de toute son âme.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 30 juin 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie IV)
CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE iv)
IV. Les conseils que la vieille magicienne de la
forêt et le corbeau de la colline donnèrent à Bertel
Bertel, ne sachant point quoi faire,
épouvanté,
Retourne aux bois grâce au peloton
enchanté
Demander conseil à la vieille magicienne
Qui connaît des choses terribles et
anciennes.
Elle lui dit : « Avant tout prends
ton fusil,
Trois cents caisses de clous, trois
cents pesants barils
D’orge, trois cents autres caisses
toutes remplies
De pointes de fer à cheval, sans que tu
oublies
Trois cents carcasses de porcs, trois
cents bœufs, trois cents
Grands barils de graviers. Ton peloton
puissant
Jusqu’à un noir corbeau et un petit
Trolle
Te conduira, et tu sauras bientôt ton
rôle. »
Bertel la remercie et reviens réunir
Toutes ces provisions, que veut bien lui
fournir
Le roi, très étonné, mais pour sa pauvre
fille
Prêt à tout sacrifier – c’est sa seule
famille.
Avec sa cargaison, songeant à son amour,
Bertel, qui roule son peloton, marche un
jour
Et trouve le corbeau près d’une colline
Qu’il vise, menaçant, avec sa carabine.
« Ah ! Ne me tuez pas ! s’écrie
le corbeau noir,
Et je vous aiderai. » « Bien,
c’est ce qu’on va voir,
Répond Bertel ; dis-moi une chose
utile. »
« Sur cette colline haute et
infertile,
Reprend le corbeau par le fusil effaré,
Vous allez trouver un enfant Trolle
égaré.
Si vous le rendez à sa famille, son père
Vous offrira ce que l’œil et le cœur
espèrent ;
Vous refuserez tout, et au père surpris
Ne demanderez que son petit âne gris.
Ne soyez pas ébloui par les autres
richesses,
Seul l’âne vous aidera à sauver la
princesse. »
Et le corbeau transporte aussitôt sur
son dos
Jusqu’à la colline Bertel, léger
fardeau.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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jeudi 29 juin 2017
Conte: Le Palais aérien (Partie III)
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CONTE: LE PALAIS AÉRIEN (PARTIE IiI)
III. Comment Bertel fut obligé de délivrer la fille
du roi
Bertel fit rouler le peloton de laine
Qu’il oublia dans ses transports, l’âme
pleine
Pour le charmant portrait de vénération
Et d’un amour proche de l’adoration.
Enfant bercé par sa passion idéale,
Bertel arrive à la métairie royale,
Rapide comme un vent d’hiver et sans
deniers,
Et moins rapidement y devient
palefrenier.
Il est si laborieux, le pauvre petit
diable,
Et d’un abord que tous trouvent si
agréable,
Que tout le monde l’aime, et bientôt la
pitié
Qu’on a pour lui, devient une douce
amitié.
Sa tâche accomplie, il monte dans sa
mansarde,
Et le cœur plein d’amour, contemple et
regarde
Le tableau étoilé qu’il y a suspendu
Comme on contemplerait un astre défendu.
Ses deux frères, jaloux de sa réussite,
Alors qu’on les malmène et qu’on les
évite
Car leurs cœurs sont mauvais, l’ayant
surpris un jour
En train de contempler sa belle avec
amour,
Courent dire au cocher que comme dans un
temple
Le mécréant Bertel tous les jours
contemple
La païenne image d’une divinité
Dans sa mansarde, que pour cette
insanité
Il doit être puni. Le roi, bon, mais
sévère
Et chrétien convaincu comme l’était son
père,
Se fait conduire dans la chambre de
Bertel
Pour voir le prétendu temple ainsi que l’autel.
Quand il voit le tableau que le jeune
homme adore,
Il s’en émeut et jette un cri :
cette aurore
C’est sa fille cadette à la douce beauté
Ravie par des Trolles pleins de cruauté.
L’espoir revient au roi qui ne le croit
plus morte.
Les frères de Bertel, pour hâter sa perte,
Disent alors au souverain qu’il s’est
cent fois vanté
De n’être par nul Trolle ou monstre
épouvanté
Et de pouvoir sauver la royale captive.
Il oppose en vain des protestations
chétives
Aux mensonges de ses deux frères,
affirmant
Qu’il ne sait pas où est la princesse ;
alarmant,
Le roi lui ordonne, ne daignant pas l’entendre,
De partir et trouver sa fille sans
attendre.
[A SUIVRE]
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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