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le royaume solitaire
Le temps, comme la
tête de Méduse
Dont tous les
vivants craignent le regard,
A pétrifié le
royaume hagard,
Victime du
Destin qui s’amuse.
La ville semble mourir
et rêve,
Rien ne la
réveille de son sommeil,
Ni le vent à
lui-même pareil
Ni le soleil radieux
qui se lève.
Je vis un grand
palais, dont la porte
Couverte de
calligraphies et d’or
Est ouverte, et
qui éternellement dort
Sans gardes,
sans archers et sans cohortes,
Je vis, au
milieu d’une cour immense,
Des hommes et
des femmes qui jadis
Étaient vivants,
et sont maintenant maudits
Et comme leur
ville sans défense.
Dans des
chambres sans lampes, sans bougies,
Où l’odalisque
aux sombres cheveux vient,
Des jours bienheureux
souvenir ancien,
Est resté un
vague parfum d’orgie,
Le vin est
encore sur les tables,
Il faisait dire
d’éphémères vers,
Et des débris de
repas que les vers
Dévoreront,
convives redoutables.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 8 décembre 2019
Le Royaume solitaire
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