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Le massacre des innocents
Léon Cogniet, Le Massacre des Innocents (1824)
Partout
dans la ville hasardeuse et sanglante,
Des
mères effrayées, en portant leurs petits,
Courent
avec le fardeau qui les appesantit
En
fuyant les lames aiguisées et violentes ;
Le
massacre reluit comme une aurore étrange
Et
emplit tous les cœurs d’une pesante nuit,
Tout
crie, tout halète, tout se bouscule et fuit,
On
marche sur les morts tombés dans la fange,
Les
victimes foulent les autres victimes,
Les
enfants appellent vainement au secours,
On
coupe les ailes à ces jeunes amours
Et
on tue les vieillards en les jetant des cimes !
Des
nourrissons, pendus à des mamelles rouges,
Devenus
livides, tels des angelots pierreux,
Sont
de petits cadavres bleuis et poussiéreux
Sur
lesquels sont tombés les toits de leurs bouges !
Une
pauvre mère, dans ce noir vacarme,
Se
cache dans l’ombre d’un vieux débris moussu
Avec
son frêle enfant, tremblant et mal ossu,
Qu’effraie
le bruit de la tempête des armes,
Et
sur sa bouche elle met sa main aimante
Pour
qu’on n’entende point ses sanglots et ses cris,
Et
voudrait cacher son petit être chéri
Dans
son sein de nouveau, où rien ne le tourmente.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
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lundi 5 décembre 2016
Le Massacre des Innocents
jeudi 21 juillet 2016
Les innocents
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les innocents
Enfants, ils ne sont point pour vous, ces grands écueils !
Votre voile, emportée par une douce brise,
Erre, loin des tempêtes et des nuées grises
Et des firmaments mornes et noirs comme le deuil !
Vos pas légers marchent sur l’abîme béant
Que vous ne voyez point, petites têtes roses !
Vous voyez l’aurore reluire dans les choses
Et nous sommes pour vous d’invincibles géants,
Mais c’est vous qui êtes sages et qui êtes grands !
Vos cœurs et vos esprits, blancs comme la neige,
Ignorent la douleur qui souvent nous assiège,
Ô beaux cœurs innocents, beaux esprits ignorants !
Vos yeux sont limpides, le monde vous éblouit,
Vous êtes si petits, et il est si vaste !
De ce monde maudit que le mal dévaste
Vous ne voyez, enfants, que le soleil qui luit !
Vous riez sans cause, vous pleurez sans raison,
Et vous sucrez la mer car elle est trop amère !
Tout est votre père, tout est votre mère,
Et toutes les maisons sont pour vous la maison !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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samedi 15 septembre 2012
Les Innocents
Les Innocents
Dans vos yeux
étonnés
J’ai vu de douces
choses
Et j’ai vu
rayonner
Vos fronts, comme
des étoiles
Dans une éternelle
nuit,
Comme des aurores
pâles
Et le jour qui
reluit !
Ô, joyeux et
pauvres,
Vous errez sans
soucis
En cherchant le
havre
Dans les flots noircis,
Et guettant dans
les ondes
L’invisible et
doux port !
Et la mer profonde
Et souvent sans
remords
Vous berce et vous
caresse,
Vous sourit,
frêles nageurs,
Et avec paresse
Voit vos fronts songeurs !
Quand un adulte
passe
Vous baissez
timidement
Vos joues qu’il
embrasse
Et vos yeux
charmants !
Toutes les femmes
sont vos mères
Et les vieillards
chenus
Sont tous vos
grands-pères
Aux visages
inconnus ;
Ô, âmes
orphelines,
Ô, cœurs doux et
radieux,
Enfances divines,
Anges mystérieux !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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