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quelques héros d'ouhod Plusieurs des croyants accomplirent le pacte fait devant Dieu ; plusieurs arrivèrent au terme de leurs jours ; beaucoup d’autres l’attendent, et n’ont point violé leur serment. (Coran, 33, 23) Les musulmans étaient, ce jour-là, moins nombreux Que leurs ennemis, mais ils étaient les plus preux. Voici un homme grand, qui sur la terre étroite Emplie de combattants, frappe à gauche et à droite : C’est Zayd Ibn Al-Khattab, dont le frère est Omar, Sans bouclier, devant les lames et les dards. Omar le voit, et il s’écrie dans la guerre : « Protège-toi et prends mon bouclier, frère ! » Zayd répond : « Non ! Je veux mourir autant que toi Et être, grâce à Dieu, un martyr de la foi ! » Omar jette alors son bouclier pour combattre Comme son frère le fait, les idolâtres. Voici un homme qui combat en tous lieux Et crie dans la mêlée : « Je suis le lion de Dieu ! » Il ne craint ni la mort ni la sombre défaite : Cet homme c’est Hamza, l’oncle du Prophète. Voici un homme au front d’un bandeau rouge ceint Qu’il met quand le combat à mort est son dessein, Et qui dispense les coups et les entailles. C’est Abou-Doujana. Avant la bataille, Le Prophète, en tenant un grand sabre à la main, A dit : « Ce sabre ne sera pas pris en vain. Qui veut le prendre ? » À le lui prendre on hésite. « Je vais le prendre, moi ! » répond l’Ansarite. Il rugit au combat, sans trembler du danger : « J’ai le sabre de Dieu et de son messager ! » Et pareil à la foudre et à la tempête, Des infidèles qu’il voit brise les têtes. Voici un homme qui vient de se marier Et qui, le lendemain, a rejoint les guerriers. Il s’appelle Hanthala. C’est celui que les anges Laveront à sa mort du sang et de la fange. Il a dit à sa femme en allant au combat : « Je m’en vais rejoindre les valeureux, là-bas ! » Et a quitté son lit d’une façon fière Dès qu’il a entendu le héraut de la guerre. Voici un homme qui fait un noble rempart De son corps blessé par les flèches et les dards, Afin de protéger le Prophète, et s’écrie : « Que je meure, Prophète, et que tu restes en vie ! » Il ne peut plus bouger son bras, pourtant puissant, Et des pieds à la tête, il est couvert de sang. C’est Abou-Talha, qui brave les infidèles. Voici un homme qui s’est fait échelle Pour que le Prophète monte sur lui chercher Au sommet du mont, un salutaire rocher. Il est la cible de mille flèches, et demeure Calme et immobile, jusqu’à ce qu’il meure. C’est Talha Ben Oubaïd-Allah. « Au Paradis, Au Paradis, Talha ! », le Prophète lui dit. Voici un homme qui combat et qui boite, Et qui frappe, pourtant, à gauche et à droite : C’est Amr Ben Al-Jamouh. Cet homme a été sourd Aux conseils de ses fils, qui combattaient toujours Avec le Prophète. Ils lui avaient dit : « Père, Ne va pas au combat, dis pour nous des prières, Car Dieu à combattre ne t’a point obligé. Nous combattrons à ta place, alors. » Affligé, Il demanda la permission du Prophète. Voici un homme dont l’auguste tête Est défigurée, et qu’à peine on reconnaît. Il n’a plus d’oreilles et il n’a plus de nez. C’est Abdallah Ben Jahsh. Avant la bataille, Il promit de frapper d’estoc et de taille : « Dieu, j’en fais le serment : sur ton nom j’ai juré, De mourir pour toi, demain, défiguré ! Et je te montrerai mes blessures vermeilles Quand je perdrai, pour toi, mon nez et mes oreilles ! » Voici un homme qui va bientôt mourir : C’est Anas Ibn Annadr. On le voit courir À l’ennemi, comme s’il était une armée, Et il s’écrie : « Viens à moi, ô mort bien-aimée ! Du Paradis je sens d’ici le doux parfum ! » Quand on trouva le corps du martyr, à la fin, On y compta plus de quatre-vingt blessures. Nul ne donna son nom d’une façon sûre, Et seule sa sœur le reconnut à son doigt. Voici un homme juif qui a dit : « On doit Assister Mahomet, Allons à la guerre ! » Aux Banu-Thaalaba, sa tribu altière. On lui répondit que c’était jour de sabbat. Mukhayriq s’écria : « Non, c’est jour de combat ! Peu m’importe votre sabbat, Dieu m’appelle ! Que cette guerre soit pour moi mortelle ! Je ne prends que mon sabre et j’y vais indigent, Rendez le Prophète maître de mon argent. » Voici une femme qui voit le Prophète Se défendant contre ses ennemis. Elle jette Sa jarre où il y avait de l’eau pour les guerriers, Et donne mille coups puissants et meurtriers. C’est Nusaybah Bint Kaab. Le Prophète frappe L’ennemi, et à ses coups aucun n’échappe. Il dit à cette femme : « Ô mère d’Oumara ! Qui pourra faire ce que tu fais ? qui pourra ? Quel est ton vœu ? » « Mon vœu est d’être avec toi Au paradis ! » Répond Nusaybah avec foi, Et le Prophète dit qu’elle l’y accompagne. Certes, cette haute et puissante montagne Ne reverra jamais des héros plus vaillants Que ceux qui à la guerre, assaillis, assaillant, Pour Dieu et le Prophète ont choisi de combattre, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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jeudi 17 décembre 2020
Quelques héros d'Ouhod
jeudi 3 mai 2012
Un héros de la Patrie: Farhat Hached
UN HÉROS DE LA PATRIE : FARHAT HACHED
Ce poème est dédié à Farhat Hached,
militant syndicaliste tunisien, héros national qui lutta pour libérer la
Tunisie des fers de l'occupation.
De ton nom
magnanime
Notre patrie
sublime
Et ennemie des
tyrans
Se souvient, et
elle l’apprend
Aux oiseaux qui
chantent
Doucement, sans
épouvante,
Dans le ciel béni
et bleu
Comme ton regard
radieux !
Tu dis au peuple
blême :
"Peuple
chéri, je t’aime
Et je maudis tes
ennemis !
Dans la nuit tu
gémis
Des tes fers qui
t’accablent,
Héroïque mais
misérable,
Pauvre mais le
cœur fier !
Peuple immense
comme la mer,
Tu briseras tes
chaînes !
La Liberté
souveraine
Au nom de nos
grands martyrs
T’ordonne de lui
obéir
Et secourir la
Patrie,
Car la Tunisie
chérie,
Mère des preux
Tunisiens,
A nul tyran
n’appartient !
Lève-toi, peuple
héroïque,
Et brave sans
panique
Les farouches
usurpateurs !
Rugissez, ô,
travailleurs !
Les sueurs qui
emplissent
Vos nobles fronts
qui pâlissent
Pour la Patrie
couleront !
Même vaincus, nous
vaincrons,
Nous terrasserons
l’injustice,
Le mensonge et le
vice !"
En chantant ces
divins vers,
L’œil lumineux et
ouvert,
Le cœur plein de
poésie,
Pour la douce
Tunisie
Tu mourus, héros
serein,
Rêveur comme les
marins
Qui, malgré les
noirs nuages,
Voient l’invisible
rivage
Et contemplent le
port soudain
Où reluit,
souverain,
Le soleil qui
éclaire
Le firmament et la
terre !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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