A un oiseau errant
Oiseau qui dans
l’azur passe
En chantant un
chant joyeux,
Vis-tu ma rêveuse
déesse,
Radieuse comme le
jour radieux ?
Sa peau est
blanche comme ton aile
Et sa voix est
douce comme ta voix,
Mon cœur épris
n’aime qu’elle ;
Ô, dis-lui, si tu
la vois,
Que chaque nuit,
songeant à ses charmes,
J’attends qu’elle
vienne à moi,
Que mes yeux sont
pleins de larmes
Et mon cœur est
plein d’émois !
En lui disant des
vers, j’erre
Appesanti par mes
souvenirs,
Comme toi dans
l’azur, sur Terre !
Je veux
l’embrasser et périr !
Chante-lui ce
poème
Si tu la vois sur
son balcon,
Et dis-lui que je
l’aime !
Va-t’en, messager
des rayons,
Jusqu’à sa demeure
qui rêve,
Et de son
bienheureux sommeil
Attends qu’enfin
elle se lève
Pour lui rappeler,
à son réveil,
Mes soupirs et ma
flamme !
Envole-toi et
reviens
Pour me dire si
son âme
De mon amour se
souvient !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 17 juin 2012
A un oiseau errant
mardi 29 mai 2012
L'enfant errant
L’enfant errant
A l'instar du
poème: "A Wassim, le vendeur de fleurs", je dédie ce poème à
un petit enfant qui vend des fleurs pour "gagner la vie de ses
parents", et que j'ai vu à Tunis.
Ce jour-là, seul
dans ce café morne,
Le cœur empli d’un
ennui sans bornes,
Je contemplais la
rue et les passants
Ephémères inconnus,
l’air absent,
Ne daignant rien
voir et voir personne,
Las du soleil
ardent qui rayonne
Et de la chaleur
qui s’appesantit.
Soudain je vis
venir ce doux petit,
Gamin rêveur et
mélancolique
Errant comme les
poètes antiques
Qui aux amants qui
passent vend des fleurs.
Il vint vers moi
comme un spectre songeur
Et me dit en m’embrassant
sur la joue :
"Monsieur,
achetez une fleur pour que je joue,
Je suis las de
marcher et j’ai mal,
Je me lève quand l’oiseau
matinal
Chante dans le
ciel et me réveille,
Quand du soleil les
lueurs vermeilles
Emplissent l’azur,
je rentre chez moi.
En été j’ai chaud,
en hiver j’ai froid,
Mais j’erre appesanti
par mes roses,
Je dois vendre ces
fleurs qui me pèsent,
Ma mère est malade
et mon père est mort
Et elle gémit
lorsque moi je dors !
Quand je serai
riche elle sera guérie,
Monsieur, achetez
une fleur, je vous en prie !"
En retenant dans
mes yeux mes pleurs
Et en souriant, je
choisis une fleur,
Et l’enfant s’en
alla dans la lumière,
Léger comme la
brise légère !
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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