|
RE-les poissons écaillés aiment les moites eaux
D’après le poème « Lespoissons écaillés aiment les moites eaux » de Jean-Baptiste Chassignet (1571
– 1635), duquel je ne garde ici que la première strophe.
Les
poissons écaillés aiment les moites eaux,
Les
fleuves et les lacs : les animaux sauvages
Aiment
les bois touffus, les creux et les bocages.
Et
l’air doux et serein est aimé des oiseaux.
Tout
ici-bas a son amour et sa maison,
La
Nature est toujours douce et hospitalière,
Elle
ouvre ses portes pleines de lumière
À
tous les êtres et à toutes les saisons,
Hôtesse,
elle sourit aux fragiles vivants,
Elle
donne son eau, ses rayons et son ombre
À
ses créatures bénies et sans nombre
Et
qu’elle contemple tous les jours en rêvant.
Il
est pourtant une douleur qu’elle ne peut
Voir,
malgré sa bonté, et qu’elle ignore,
Celle
de l’exilé marchant loin de l’aurore
Qui
rêve comme la création et qui veut
Retrouver
le chemin de ceux qui lui sont chers.
Pour
lui, elle ne fait pas briller ses étoiles,
Dans
la tempête il va, pareil à la voile
Qui
ne peut éviter les écueils de la mer.
Elle
ne le voit pas, ce sinistre marcheur
Perdu
dans les sentiers éternels de la vie,
Et
elle rayonne, de sa beauté ravie
Et
ne songeant qu’à ses ruisseaux et à ses fleurs.
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
Affichage des articles dont le libellé est eaux. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est eaux. Afficher tous les articles
samedi 20 juin 2020
Re-Les poissons écaillés aiment les moites eaux
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
00:36
0
commentaires
Libellés :
blog,
Chassignet,
eaux,
écaillés,
france,
homme,
Jean-Baptiste,
moites,
muse,
nature,
poème,
poésie,
poissons,
rêve,
soupirs,
tunisie
jeudi 28 mai 2020
Re-Au bord tristement doux des eaux, je me retire
|
RE-au bord tristement doux des eaux, je me retire
D’après le poème « Au bord tristement doux des eaux, je me retire » de Jacques Davy du Perron (1555 – 1618), duquel
je ne garde ici que la première strophe.
Au bord tristement doux des eaux, je
me retire,
Et vois couler ensemble, et les eaux, et mes jours,
Je m'y vois sec, et pâle, et si j'aime toujours
Leur rêveuse mollesse où ma peine se mire.
Autre Narcisse, je ne vois pas mon
visage ;
Dans toutes les sources je vois mon
cœur sanglant,
Assailli sans pitié par les désirs
violents
Et que le temps qui passe a rendu
plus sage,
Et je vois mon esprit, comme un gaz
toxique,
Se répandre dans l’air et contaminer
l’eau,
Devenir un nuage et devenir un flot
Qui casse les folies modernes et
antiques,
Tempête emportant les débris des
idoles
Et les poussières dorées des
illusions !
Les fausses prophéties et les
fausses visions,
Tout cela devant moi s’enflamme et s’envole !
Ma douleur vient de l’ignorance et
des mensonges
De ces vilains qui parlent et qui ne
savent pas,
Et d’écraser ces vers de terre je
suis las
Et je préfère me cacher dans mon
songe !
Ils m’entendront gronder, cependant,
ces infâmes !
Je gronderai comme un tonnerre et un
volcan,
Et tous ces ignorants ne sauront
jamais quand
Mes paroles tomberont sur eux,
flèches de flamme !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Inscription à :
Articles (Atom)

