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vendredi 27 août 2021

Les deux sabres

Les deux sabres

Nous t’avons accordé une victoire éclatante. (Coran, 48, 1)

Le Prophète conta à ses pieux compagnons
Ce que lui révéla Dieu dans une vision :
« J’émigrais, dit-il, de Mecque à une terre
Avec des palmiers. Sans comprendre son mystère,
Je pensais d’abord que c’était Al-Yamamah
Ou Hajar, dont cette terre avait le climat,
Mais je vis que cette terre hospitalière
Était Yathreb. Dans la même vision entière,
Je brandis un sabre, et ce sabre fut brisé :
C’est ce qui arriva aux croyants aiguisés
À Ouhoud. Je brandis ce même sabre encore,
Et il devint meilleur : c’était la métaphore
De la conquête de Mecque, et de ce que Dieu
Donna aux croyants qu’il rendit plus forts et pieux. » 
 
 
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

mardi 12 janvier 2021

Josué et le soleil

josué et le soleil

La nuit, le jour, le soleil et la lune publient ses grandeurs. N’adorez point le soleil ni la lune. Adorez Dieu qui les a tirés du néant, si vous êtes au nombre de ses serviteurs. (Coran, 41, 37)

Josué partait, un vendredi, en conquête,
Vers Jéricho. Avant le combat, le prophète
Dit à son peuple : « Ne viendront pas avec moi
Trois hommes : un qui s’est marié selon la loi
Et n’a pas encore consommé son mariage :
Il pensera à sa femme et sera volage ;
Un autre qui construit encore sa maison
Et sera faible au combat pour cette raison ;
Un troisième qui a brebis et chamelles
Et attend des agneaux et des chamelons d’elles. »
Lorsque vint la prière de l’après-midi,
Josué arriva à Jéricho et dit :
« Ô soleil ! comme moi tu obéis au Maître ;
Il nous entend et nous voit. Qu’il daigne permettre
Que tu restes encore rayonnant dans le ciel,
Car demain est sabbat, et le combat mortel
Cessera avant que nous ayons pris la ville.
Soleil, au nom de Dieu, tiens-toi tranquille. »
Le soleil demeura, obéissant à Dieu,
Jusqu’à la victoire de Josué radieux.

Le butin fut offert à Dieu. « Qu’on attende,
Dit Josué, que le feu prenne cette offrande. »
Quand un feu descendait du ciel, en ces temps-là,
Cela signifiait que ce qu’il immola
Était agréé. Or le feu vint sans prendre
Le butin, et ne le réduisit pas en cendres.
Josué dit : « Il y un voleur parmi nous
Qui de ce butin que nous offrons à genoux
Au Seigneur tout-puissant, afin qu’il nous aime,
A osé prendre une partie pour lui-même.
Mais je saurai qui c’est. » Et de chaque tribu
Il ordonna que vînt lui donner le salut
Un homme, en lui tendant la main. Tous le firent.
Un seul ne parvint pas, ne pouvant le prédire,
À retirer sa main. Josué alors sut
Que le voleur était dans sa tribu, reçut
Tous ses membres jusqu’à trouver le coupable
Qui ne put retirer sa main. « Homme faible,
Rends maintenant à Dieu ce que tu lui as pris. »
Ordonna Josué à cet homme marri.
C’était une tête de vache d’or faite.
Le feu vint consumer le butin du prophète.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 5 septembre 2019

La conquête brûlante

La conquête brûlante

Après lui avoir ravi ses mystères,
L’homme aujourd’hui règne sur la terre
Comme un tyran ridicule et puissant
Épris de pleurs et assoiffé de sang
Qui, le sceptre à la main, marche dans l’ombre.
Bientôt, il régnera sur les décombres
Et il errera dans d’ardents sentiers ;
Le soleil embrase le monde entier,
Tient son flambeau à la main et danse
Comme la déesse de la Vengeance,
Il assèche les lacs comme des pleurs,
Brûle les forêts aux douces senteurs,
Au-dessus des monts fait fondre la neige,
Barbe vénérable, désagrège
Notre monde dont il fait un enfer
Et fait s’évaporer les vastes mers
Aussi éphémères que des idées
Et périr leurs créatures ridées.
Tout conspire contre notre salut,
Notre monde, un jour, n’existera plus
Et sera un manoir empli de cendres,
Car à la nuit nous allons le vendre.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène