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RE-sur ces paroles : combien de choses avons-nous...
D’après le poème « Sur ces paroles : combien de choses avons-nous... » de Lazare de Selve (1540?-1623) duquel
je ne garde ici que la première strophe
Homme rempli d’orgueil
et de curiosité,
Qui te fait si
hardi de rechercher la cause
Des œuvres du
grand Dieu auteur de toute chose ?
Et demander un
compte à la divinité ?
Pauvre atome
perdu dans la création !
Tes illusions,
que tu crois impérissables,
Sont aussi
nombreuses que les grains de sable,
Et les tempêtes
de l’orgueil et des passions
Ainsi qu’une
feuille morte, emportent ton cœur
Au rivage
lointain que ne mouille pas l’onde,
Où tu demeureras
jusqu’à la fin du monde
Parmi les arbres
secs et les rares fleurs.
Vil être
invisible qui fait beaucoup de bruit,
Jamais tu ne
seras plus grands que les montagnes,
Jusqu’au jour du
Jugement, la terre est ton bagne,
Tu seras brûlé
par le soleil qui reluit
En ouvrant tes
ailes dans le firmament bleu !
Quant à tes
théories, quant à tes découvertes,
Elles peuvent
séduire et être belles, certes,
Mais montrent
ton néant et que tu es si peu !
À genoux, petit
être sans nom, à genoux !
Jamais tu ne
pourras égaler ton Maître,
Comme une
poussière tu sors par la fenêtre
De la maison des
cieux emplie de parfums doux.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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dimanche 2 août 2020
Re-Sur ces paroles : combien de choses avons-nous...
jeudi 12 décembre 2019
Absurdité des choses
Absurdité des choses
Tel un serpent qui se mord dans la queue
dans l’ombre,
Tout se meut dans la nuit dans ce monde
sombre,
Ainsi que les vaisseaux sous un ciel
inclément,
Dans une mer sans phare et aux grands
flots déments.
L’homme est condamné avant même que de
naître,
Il est perdu et ne sait quel sera son
sort,
Habillé d’un linceul, il tremble de la
mort
Comme un enfant dans une maison sans fenêtres.
Toutes nos opinions, toutes nos doctrines,
Rendent le gouffre plus terrifiant et plus
noir,
Et la vérité est plus loin que la Chine
De notre entendement et de ce qu’on peut
voir.
La vie, flot immense, au néant nous
emporte,
L’inconnu devant nous s’ouvre comme la porte
D’une vaste chambre tout emplie de
brouillard,
De vases aux fleurs fanées ainsi que d’œuvres
d’art.
Nos mots sont impuissants et couvrent les
choses
Comme d’infimes grains de poussière et de nuit
Et comme la rosée qui couvre les roses
Lorsque la douce aurore au firmament reluit.
Nous mettons tout ce qui existe au dictionnaire
Mais rien n’a de sens ni de but ici-bas,
Et vivre est défectif et nous en sommes
las
Comme nous sommes las des deux auxiliaires.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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mercredi 4 septembre 2019
Les choses mornes
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les choses mornes
Je veux chanter,
ô Muse,
Les firmaments
sans soleil
Aux sombres
hivers pareils
Et à des âmes
confuses,
Je veux chanter
les fleurs mortes
Écrasées sur les
trottoirs,
Que l’inexorable
soir
Dans ses huit
serres emporte,
Les appartements
vides
Où les draps
sont des linceuls
Et où on est
toujours seul
Avec son cœur
livide,
Les hôpitaux où
l’on souffre
Et où la mort n’est
pas loin,
Malgré les
généreux soins,
Et l’image du
gouffre,
Les escaliers qu’avec
peine
Et essoufflé on
gravit,
Destin de tout ce
qui vit
Et de la race
humaine,
Et les souvenirs
qui tourmentent
Notre esprit et
notre cœur,
Victimes du
temps vainqueur
Qui dans l’ombre
se lamentent.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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vendredi 13 juillet 2018
Les choses fatiguées
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les choses fatiguées
Je revois la
licorne lasse
La corne cassée,
dans l’espace
Ne pouvant plus
jamais s’envoler,
Et remuant ses
deux flancs ailés
Comme la brise
un chêne immense !
Je revois les
fées de notre enfance,
Vieilles et
ridées par le Destin,
Qu’on ne convie
à aucun festin,
Chétives,
errantes, faméliques,
Portant leurs
baguettes magiques
Qui ont soudain
perdu leurs pouvoirs !
Il m’arrive
aussi de revoir
Les princesses
douces et altières,
Même les
méchantes sorcières,
Je m’en souviens
avec ravissement !
Et ces choses,
cruellement, doucement,
S’envolent sans
retour, éphémères
Comme les
charmantes chimères
De notre
enfance, du temps jadis,
Qui font rire
nos filles et fils !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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