Absurdité des choses
Tel un serpent qui se mord dans la queue
dans l’ombre,
Tout se meut dans la nuit dans ce monde
sombre,
Ainsi que les vaisseaux sous un ciel
inclément,
Dans une mer sans phare et aux grands
flots déments.
L’homme est condamné avant même que de
naître,
Il est perdu et ne sait quel sera son
sort,
Habillé d’un linceul, il tremble de la
mort
Comme un enfant dans une maison sans fenêtres.
Toutes nos opinions, toutes nos doctrines,
Rendent le gouffre plus terrifiant et plus
noir,
Et la vérité est plus loin que la Chine
De notre entendement et de ce qu’on peut
voir.
La vie, flot immense, au néant nous
emporte,
L’inconnu devant nous s’ouvre comme la porte
D’une vaste chambre tout emplie de
brouillard,
De vases aux fleurs fanées ainsi que d’œuvres
d’art.
Nos mots sont impuissants et couvrent les
choses
Comme d’infimes grains de poussière et de nuit
Et comme la rosée qui couvre les roses
Lorsque la douce aurore au firmament reluit.
Nous mettons tout ce qui existe au dictionnaire
Mais rien n’a de sens ni de but ici-bas,
Et vivre est défectif et nous en sommes
las
Comme nous sommes las des deux auxiliaires.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 12 décembre 2019
Absurdité des choses
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