|
L'errance de jason
Sans ses
Argonautes, seul dans la mer immense,
Depuis plusieurs
siècles le valeureux Jason,
Las de braver
les flots pesants et sans clémence,
A perdu ses
héros ainsi que la Toison,
Oublié sur l’Argo
où des spectres loufoques
Hurlent éternellement
leur sombre désespoir
Damnés se
bousculant à minuit sur la coque,
Comme les tardives
heures vêtus de noirs !
Et Jason, ce
vieillard que fatigue l’orage,
Se lamente et
maudit la ténébreuse mer
Où s’est noyé il
y a longtemps son courage
Et dont les
flots comme son cœur las sont amers
Et les ondes le
bercent, incommensurables,
Poussant avec leur
doigt son vaisseau misérable.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2210.
Affichage des articles dont le libellé est Jason. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jason. Afficher tous les articles
dimanche 3 juin 2018
L'errance de Jason
mercredi 26 octobre 2016
La fureur de Médée
|
la fureur de médée
Eugène Delacroix, Médée ou Médée furieuse (1836-1838)
Médée, abandonnée et le cœur plein de rage,
Se souvenant comme d’un ténébreux outrage
Du nom de son Jason, une dague à la main,
Prête à tuer ses fils, prémices d’êtres humains,
Contemple le rivage avec des yeux sombres
Croyant voir le spectre de l’Argo, dans une ombre,
Quittant éternellement la Colchide qui dort
Avec Jason et la radieuse Toison d’or.
Tandis qu’elle maudit la volage monère,
La mer qui la porte et les dieux imaginaires,
Elle égorge ce qui reste de son amant :
Ses fils ! dont elle perce les petits cœurs charmants
Qui battent faiblement, comme de jeunes ailes !
Enivrée par son crime, elle frappe avec zèle ;
Les deux petits, avant leur horrible trépas,
La regardent doucement et ne comprennent pas,
Et semblent lui dire : « Nous dormons soudain, mère. »
Les yeux radieux comme ceux de la chimère,
Elle frappe encore à en perdre la raison
Par le forfait châtiant la noire trahison .
Répudiée, elle, la puissante magicienne,
Elle qui asservit les forces anciennes,
Dont le nom illustre fait trembler les enfers !
La royale Médée comme une esclave aux fers
Traitée par son bourreau, son amant, son maître !
Ses mains, souillées du sang de ces débuts d’êtres,
Tremblent, et on voit dans ses yeux noirs comme la nuit
Quelque chose de vague et d’étrange qui luit.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
Inscription à :
Articles (Atom)
