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la mort de chatterton
Henry Wallis, La Mort de Chatterton (1856)
Chatterton
a laissé la fenêtre ouverte
Pour
que son âme, ainsi qu’une émanation,
S’envole
dans toute la vaste création
Parmi
les fleurs, les eaux et les herbes vertes,
C’est
comme s’il dormait dans son lit funéraire,
Et
mort comme il vivait, c’est-à-dire en rêvant,
Il
s’en va dans le ciel, il s’en va dans le vent,
Rejoindre
au firmament ses éternels confrères,
Poète
qu’on croyait l’idiot de la famille
Car
il lisait dans le livre de l’univers
Et
des oiseaux errants écoutait les doux vers,
Et
les chants de tout ce qui pullule et fourmille,
On
raillait son esprit, son cœur et son génie,
Et
lui rêvait, rayon perdu dans les rayons,
Doux
comme une fille, frêle comme un haillon,
Songeant
à des choses belles et infinies,
A
la coupe de la nuit emplie d’étoiles
Qui
sont d’autres mondes peut-être les soleils,
Où
on ne dormirait pas du même sommeil,
Dans
ces planètes qui errent comme des voiles !
Ô
le poison était doux comme une ambroisie
Qui
ouvre les portes de l’Olympe éternel !
Et
tout ce qui erre dans le sentier du ciel
Du
suicide chantait la sombre poésie.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
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mercredi 15 mars 2017
La mort de Chatterton
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
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23:14
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mardi 17 janvier 2017
Déclins
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déclins
Henry A. (Harry) Payne, The End of the Day (1938)
Dans sa chambre où monte l’aurore des lampes,
Un homme couché seul dans son lit sans amour
Contemple rêveusement le lent trépas du jour,
Depuis sa fenêtre, comme une morne estampe.
Toute la création est voilée de ténèbres,
Pauvresse appesantie du faix de ses haillons,
Dans le noir firmament on ne voit nul rayon,
Et tout cela est majestueux et funèbre,
Tout cela semble triste et obscurément rêve
Comme notre dormeur qui n’a pas pu dormir
Et que l’immensité de la nuit fait frémir
Chaque fois que le jour éphémère s’achève :
S’il s’endort, reverra-t-il la belle aurore ?
Rêvera-t-il d’une beauté ou du néant ?
Le pays des songes est un vaste océan !
Y trouvera-t-il une épave ou des amphores ?
Il contemple l’ombre par le vent remuée,
Oisif dans sa chambre comme au ciel le soleil,
En pensant au lendemain, à la veille pareil,
Et pour dormir compte les nombreuses nuées.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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