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CARTES POSTALES (104) Qui n'a pas contemplé son image Dans un miroir plat ou un lac volage Qui lui disent toujours la vérité Pour contempler avec sévérité Ses cheveux gris et ses rides profondes ? Rien n'est plus terrifiant, dans ce monde, Pour l'homme qui espère et qui attend Que de se voir ravagé par le temps Qui impitoyablement toujours passe Et rend le corps faible et l'âme lasse ! Ce qu'on sait et ce qu'on ne peut savoir, Ce qu'on voit et ce qu'on ne veut pas voir, Notre ignorance et nos certitudes ! Se connaître ! Quelle sombre habitude ! Le monde nous rappelle que nous sommes Seulement des mortels et des hommes, Que nos jours ont déjà été comptés Par le sort indomptable et indompté Et qu'un jour nous cesserons de vivre ! Le monde est un miroir et un livre. Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
jeudi 3 août 2023
Cartes postales (104)
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