lundi 26 octobre 2020

La naissance de Jésus

la naissance de jésus

Célèbre Marie dans le Coran ; célèbre le jour où elle s’éloigna de sa famille, du côté de l’Orient. Elle prit en secret un voile pour se couvrir, et nous lui envoyâmes Gabriel, notre esprit, sous la forme humaine. (Coran, 19, 16-17)

Marie se couvrit d’un grand voile, et loin des siens
S’en alla du côté d’où le soleil vient.
L’archange Gabriel, esprit et prophète,
Lui apparut comme homme à la beauté parfaite.
« J’implore, s’écria-t-elle, l’aide de Dieu !
Étranger, crains notre Seigneur, si tu es pieux ! »
L’archange Gabriel lui fit cette réponse :
« Je suis l’envoyé de ton Seigneur. Je t’annonce
Un fils béni. » « Un fils ! Mais d’où peut-il venir ?
Aucun mortel ne m’a touchée pour me chérir,
Et je ne connais point le vice et l’adultère. »
« Ce que Dieu veut au ciel est fait sur la terre,
Répliqua l’ange, et ton fils, dont il est l’auteur,
Est un miracle de la pitié du Seigneur.
Il en sera ainsi. La chose est accomplie. »
L’enfantement surprit, près d’un palmier, Marie,
Et elle s’écria : « Dieu, j’eusse mieux voulu
Sombrer dans l’éternel oubli, ou n’être plus ! »
« Dieu a fait couler près de toi une eau pure,
Ébranle le palmier, et des dattes mûres
En tomberont pour toi, lui dit une voix,
Console-toi, sèche tes larmes, mange et bois.
Si un homme te parle, alors fais-lui comprendre
Que Dieu t’a ordonné de ne point lui répondre. »

On la vit qui portait son enfant prodigieux.
On s’écria : « Marie, quel crime ignominieux !
Ton père, sœur d’Aaron, était un homme juste
Et ta mère toujours vertueuse et auguste. »
Marie leur montra son enfant. « Sommes-nous sots
Pour interroger un enfant dans son berceau ! »
L’enfant alors parla : « Dieu m’a donné le Livre.
Je suis son serviteur ; tant qu’il me fera vivre
Et quand je serai mort, je resterai béni.
Dieu m’a fait son prophète : ô vous tous réunis,
Il m’ordonne, jusqu’à mon heure dernière,
De faire l’aumône et de faire la prière
Et d’être pieux envers ma mère et sans orgueil.
La paix du Seigneur fut de ma vie le seuil,
Elle sera sur moi, à l’abri des souffrances
Accompagnant ma mort et ma renaissance. »


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Mon avis sur cet article: