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RE-L'aigle
D’après le poème « L’Aigle » de Charles Gill (1871 – 1918), duquel je ne
garde ici que la première strophe.
Dans cette cage où des bourreaux l'avaient jeté,
L'espérance faisait frémir ses grandes ailes,
Et sans que le malheur eût vaincu sa fierté,
Son regard convoitait les sphères éternelles.
Il contemplait le grand ciel au-dessus de lui
Dont il comptait, jadis, les nombreuses étoiles,
Et
le soleil radieux qui se lève et reluit
Et
dans le monde erre comme aux ondes une voile ;
Il
voyait les oiseaux petits et impuissants
Errer
avec bonheur et chanter sans chaînes,
Devant
son immense cage toujours passant,
Devenant
dans son esprit des erreurs humaines ;
De
la brise faible et molle il était jaloux,
Lui,
le guerrier des cieux et le roi des nuées !
Il
abhorrait comme un ennemi le printemps doux
Et
sa chevelure par le vent remuée !
Aux
hommes qui venaient admirer sa splendeur,
Il
montrait ses serres, invincibles armes,
Et
du meurtre épanoui les ténébreuses fleurs
Enivraient
son esprit maudissant leur vacarme !
Il
va vieillir ici, dans sa maison de fer,
Dans
cette construction horrible et cruelle,
Sans
revoir la montagne et sans revoir la mer
Qui
pensent amoureusement au bruit de ses ailes.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 13 mai 2020
Re-L'Aigle
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