mardi 3 mars 2020

Bijou différent

bijou différent

Elle portait une robe blanche
Comme un nuage léger et serein,
L’oiseau joyeux la prenait pour sa branche,
Sur son épaule chantant des refrains,

En bourdonnant, la chétive abeille
Croyait que son corps était une fleur,
Et l’aurore, devenue vermeille,
Que ses deux joues étaient de ses couleurs.

Le ruisseau, dans sa marche tranquille,
Venait mouiller les doigts de ses pieds blancs,
Et elle souriait de cette idylle
Et s’éloignait doucement en tremblant,

L’arbre barbu, grave et centenaire,
Lui donnait son ombre, faute de fruits,
L’étoile la guide et la vénère,
Phare qui pour elle au ciel noir reluit.

Et elle n’était pas triomphale
Cependant, car elle avait conservé
Son exquise simplicité natale
Dont tant de poètes avaient rêvé ;

Ni l’or n’appesantissait sa poitrine
Ni les diamants les doigts de ses mains,
Parée de sa seule beauté divine
Qui la rendait supérieure aux humains.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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