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La cérémonie de la mémoire
Celui qui
contemple le monde tel qu’il est
Se souvient de
ce qu’il fut il y a des semaines ;
Les rues sont
désertes, le soleil semble laid
Car il ne nous
montre que la misère humaine.
Tout a soudain
changé. Le monde est différent,
Il a vieilli et
n’est plus désormais le même,
Et les oiseaux
bénis au firmament errant
Semblent chanter
d’autres chants profonds et blêmes.
L’homme dit à l’homme
quand il le voit : bonjour,
De loin, comme
on salue un souvenir peu sage,
Et lui sourit
comme on sourit à un amour
Qui a péri et
qui n’a plus de visage ;
Les mortels sont
cachés dans leurs sombres maisons
Et s’y croient à
l’abri du danger – chimère !
Ils y sont
protégés des sinistres saisons
Et appellent, le
soir, leurs bien vieilles mères ;
Les bois sont
dangereux, le ciel est infecté,
Les nues sont
polluées, les rues sont traîtresses,
Et le droit d’être
seul est enfin respecté
Tout comme le
droit au rêve et à la paresse.
La
Mémoire auguste met son habit de deuil
Et
se souvient du vieux monde qui s’efface
Comme
une écume qui s’efface sur l’écueil
Et
ne reviendra plus à l’onde qui passe.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 27 mars 2020
La cérémonie de la Mémoire
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