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L'équilibre timide
La vie et la
mort sont sur une balance
Immobile comme
la Justice et le Sort,
Mais l’homme y
met ses vices ainsi que sa violence
Et y met ses
larmes et ses frêles remords.
Le plateau de
droite ou le plateau de gauche
Monte et descend
avec un indicible bruit,
Tel l’oiseau
ouvrant son aile que le vent fauche,
Tel, tombant de
l’arbre du printemps, le fruit ;
L’homme jette
sur la balance fatale
Ses fardeaux les
plus lourds, ses craintes, ses espoirs,
Et le monde
devient dangereux et pâle
Et comme au fond
d’un grand abîme, il y a fait noir.
Nous avons
inventé le poison qui nous tue,
Nous avons
inventé la mort avant la mort,
La Nature souffre
de nos actions têtues
Et souvent nous
rappelle qui est le plus fort ;
Elle se révolte
et envoie les maladies
Et tous ses Cavaliers
au sombre genre humain,
Elle fait de
toutes nos joies des tragédies
En nous faisant
douter d’hier et de demain,
Et c’est à cause
des mortels, pauvres bêtes
Qui n’emploient
leur esprit que pour faire le mal,
Que la douce
brise devient une tempête,
Le printemps
meurtrier et le soleil fatal !
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 21 mars 2020
L'équilibre timide
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