mercredi 4 mars 2020

Luxure de la forêt

luxure de la forêt

La forêt, d’elle-même amoureuse,
À la fois luxuriante et luxurieuse,
Lorsque le vent remue ses verts cheveux,
Murmure :  j’aime, j’embrasse et je veux.
Les ruisseaux qui coulent sont ses salives,
Les roches ses vieilles dents lascives,
Elle a mille lèvres pour embrasser
Tout ce qu’elle voit autour d’elle passer,
Elle a cent cœurs et elle est toujours nue
Pour aimer tout ce qui va et remue,
Tout ce qui a une aile et un esprit.
Des bêtes sauvages les lointains cris
L’emplissent d’épouvante et de magie,
Souvenirs de baisers et restes d’orgies
Parfument son corps avec leurs odeurs,
Son corps puissant brûlé par des ardeurs
Mystérieuses, mystiques et sauvages,
Le désir, cette mer sans rivage,
La prend tout entière, et il la bénit,
Aussi violent qu’un orage infini.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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