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luxure de la forêt
La
forêt, d’elle-même amoureuse,
À
la fois luxuriante et luxurieuse,
Lorsque
le vent remue ses verts cheveux,
Murmure :
j’aime, j’embrasse et je veux.
Les
ruisseaux qui coulent sont ses salives,
Les
roches ses vieilles dents lascives,
Elle
a mille lèvres pour embrasser
Tout
ce qu’elle voit autour d’elle passer,
Elle
a cent cœurs et elle est toujours nue
Pour
aimer tout ce qui va et remue,
Tout
ce qui a une aile et un esprit.
Des
bêtes sauvages les lointains cris
L’emplissent
d’épouvante et de magie,
Souvenirs
de baisers et restes d’orgies
Parfument
son corps avec leurs odeurs,
Son
corps puissant brûlé par des ardeurs
Mystérieuses,
mystiques et sauvages,
Le
désir, cette mer sans rivage,
La
prend tout entière, et il la bénit,
Aussi
violent qu’un orage infini.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 4 mars 2020
Luxure de la forêt
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