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La vision d'un reclus
Seul dans l’ombre pesante et éternelle,
Fardeau hagard qu’il porte avec la nuit,
Il voit l’heure ailée qui dans le ciel
fuit
Telle une insaisissable hirondelle,
Il voit des fleurs s’ouvrir dans les
ténèbres,
Portes immenses d’un monde sans fin
Qui font entrer les rêves et les parfums
Et rendent l’existence moins funèbre ;
Il voit des femmes aux robes légères
Danser dans la profonde obscurité
De son esprit par les spectres habité,
Filles d’Aphrodite et de Mégère ;
Il entend gronder des mers sans ondes
Qui conduisent à des rivages lointains
Les voiles sur lesquelles le destin
Souffle dans sa sagesse profonde,
Les harmonies céleste et infernales,
Les chœurs des anges et aussi des démons
Qui chantent dans le ciel et sur les
monts
Leurs lugubres poésies finales,
Et tout cela se confond dans son âme
Emplie d’horreurs et de ravissements,
Comme une seul ombre et un seul
bruissement,
Les heures, les fleurs, les mers et les
femmes.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 5 janvier 2020
La vision d'un reclus
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