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gAre de cristal
C’est la gare :
adieu ! au revoir !
Il faut partir,
Monsieur, Madame,
Le train
appesanti d’âmes
Suit son chemin
comme un devoir.
Les rails,
pareils à une mer,
Prennent avec
violence et zèle
Dans leurs
serres parallèles
Tous les êtres
qui nous sont chers,
Ils voient nos
éphémères mains
Qui de loin
tombent et se lèvent,
Comme dans un
mauvais rêve
Où nous perdons
notre chemin,
Et en nous
laissant en enfer
Le train va jusqu’au
rivage
Et poursuit son
long voyage,
Effroyable bête
de fer !
Comme dans les
pays tout blancs,
Il fait froid
dans toutes les gares,
Notre pauvre
esprit s’égare
Et sur le quai
reste, tremblant,
Et se contemple
avec effroi
En comptant ses
pensées lasses
Dans les rails
qui sont faits de glace,
Seul dans la
gare où il fait froid.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 7 janvier 2020
Gare de cristal
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