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caresse hirsute
Ma barbe caresse ton doux visage blanc
Avec le bruit que fait l’enfant jouant
dans l’herbe
Dans un paysage lumineux et tremblant
Qui reluit doucement sous le printemps
superbe,
Ta grande chevelure entre dans mes
cheveux
Et elle semble aussi entrer dans mon âme,
Sa maison où elle fait tout ce qu’elle
veut
Et dont elle allume les lumières et les
flammes ;
Nous devenons un seul être étrange et
divin
Qui grandit comme un souffle et comme la
tempête,
Et soudain le monde devient à nos yeux
vain
Avec ses nuages, ses mortels et ses
bêtes.
Nos âmes sont chenues, et nous avons
vieilli
En nous aimant, dans le jardin de l’emphase,
Pareils aux exilés qui quittent leur
pays
Et qui disent des vers dans toutes leurs
phrases,
Rien n’est plus important dans ce monde
mortel ;
Quand nous nous caressons, patriarche et
madone,
La nature est emplie de nos nouveaux
autels
Et pour nous le soleil dans le ciel
rayonne,
Pour nous la vaste terre amoureusement
verdit,
Comme si elle était une fleur immense,
Elle s’épanouit sous nos pas et nous dit
Des poèmes, des fables ainsi que des
romances.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 10 décembre 2019
Caresse hirsute
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