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braquage au lever du soleil
C’est l’heure
blanche où le soleil se lève,
Où le chômeur dort
et l'enfant rêve
Et où les
pauvres gens vont travailler.
On voit le ciel
tout entier briller
Comme brille une
médaille neuve,
Et la vie
emporte, ainsi qu’un fleuve,
Le monde qui va
au bus ou à pied,
Chacun faisant
comme il lui sied.
Une jeune femme,
allant à l’usine,
Sans contempler
le ciel qui s’illumine,
N’ayant point le
temps et n’y pensant pas,
Pour qu’elle
soit à l’heure hâte le pas
Car elle doit
nourrir de jeunes êtres,
Car son chef se
fait appeler le maître,
Aussi laid qu’un
requin et sans pitié.
Elle marche dans
le même sentier
Où on la voit
marcher d’habitude,
Quand elle voit
avec inquiétude
Surgir deux
hommes comme du néant,
Le premier armé
d’un couteau géant
Et la fureur
étincelante et blême
Dans les yeux et
le cœur du deuxième.
« Que
voulez-vous, messieurs ? » « Tu le sais bien !
Ton argent,
pardi ! » « Mais, je n’ai rien ! »
Elle n’a rien
hormis quelques pièces,
En effet. Sans
entendre sa détresse,
Ils s’en emparent
et la giflent rudement.
« Et en
plus elle pleure stupidement !
C’est tout ce
que tu as ? Va-t’en, pauvresse ! »
Et elle s’en va,
car le temps presse !
La joue plus
rouge que les autres jours,
Tandis que le
soleil, haut dans sa tour,
Contemple le
crime et sa souffrance
Avec son
éternelle indifférence.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 15 décembre 2019
Braquage au lever du soleil
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