jeudi 21 novembre 2019

Terreurs mères

terreurs mères

Le grand, sommet vertigineux
Où notre conscience s’épuise,
Inaccessible et dangereux
Et coiffé de nuées grises ;

L’incompréhensible, flambeau
Éteint par le vent et l’étoile,
Qui jusqu’à l’île des tombeaux
Fait voyager notre voile ;

Le fort, roc où la volonté
Se casse comme du verre,
Monstre invincible et indompté
Et toujours empli de colère ;

Le difforme, chose sans nom
Et sans but, dans l’existence
Interjection qui hurle : « non ! »,
Du néant sombre sentence,

Le sacré, statue que l’encens
Parfume, grande et terrible,
Aux mains souvent souillées de sang
Et au sourire impossible ;

Le beau, divin miroir de fer
Où la création se contemple,
Qui fait du ruisseau une mer
Et de la chaumière un temple.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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