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la boisson sombre
L'alcool, miel de l'abîme
Qui comme un printemps fleurit
Dans nos gorges, ces cimes
Où la neige nous sourit.
Il rend notre vain monde
Plus grand, plus intéressant,
Quand, mer immense et profonde,
Il rugit dans notre sang,
Il fait des choses banales
De prodigieux événements
Où les aurores finales
Reluisent sereinement,
On est comme une voile
Perdue dans l'immensité
D'une mer sans étoiles
En errant dans les cités,
La volonté se dilate
Comme de l'eau et de l'air,
Dans la nuit écarlate,
L'abîme devient plus clair,
Il est sans forme et sans bornes,
Et cet hôte bienveillant
Dans sa demeure morne
Nous accueille en souriant.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 22 novembre 2019
La boisson sombre
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