mardi 26 novembre 2019

L'antidote obligatoire

L'antidote obligatoire

Comme un diamant posé sur une chevelure,
Le rêve fait reluire et embellit la vie,
Et une seule fleur devient la nature
Dans nos cœurs radieux et dans nos âmes ravies.

On est seul avec lui comme avec sa maîtresse,
Avec délice on embrasse nos propres songes
Qui acceptent toutes nos suaves caresses
Et dans l’oreille nous murmurent des mensonges

Plus radieux que l’été, plus beau que l’existence,
Et auxquels nous croyons au sein de notre extase,
Car l’esprit pour la vie est bien trop immense,
C’est un printemps qu’on ne peut cacher dans un vase.

Le rêve nous conduit à de lointains rivages,
Quand elle arrive, nous saluons la tempête,
Cette vieille amie qui nous donne du courage
Et nous pousse jusqu’au pays des poètes ;

Nous contemplons, de loin, les ondes agitées
Brisées sur les écueils avec un bruit de verre,
Ténébreuses comme des âmes tourmentées
Que la foudre et la pluie jettent sur la terre,

Et nous ne cherchons plus, dans cette solitude,
Que les souvenirs vivants, les noms de nos tendresses,
Perdus dans cette foule, et dans notre quiétude
À l’abri des humains et de leurs détresses.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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