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l'autoroute amnésique
Tous les jours, les rapides
voitures
Emplissent la même route sans
fin,
À côté de la superbe nature
Avec ses enchantements et ses
parfums.
L’autoroute calme et
hospitalière
Sourit à tous ses convives
bruyants
Et semble murmurer des prières
Devant les véhicules
effrayants,
Elle est pareille à une mer
immense
Qui sous le radieux soleil de
l’été dort
Et qui au sein de son sommeil
pense
Aux vaisseaux qui vont
atteindre le port,
Ses ondes sont bleues et
immobiles
Et aucun vent ne pourra les
mouvoir,
Allégorie radieuse et
tranquille
Du visible et de ce qu’on
peut revoir ;
Quand, malgré tous ses soins,
il arrive
Qu’un de ses vaisseaux chéris
soit brisé
Contre l’écueil qui de la vie
le prive
Et sur la grève le jette
épuisé,
Alors elle pleure, et soudain
elle oublie
Le lendemain, ceux qui la
veille sont morts,
Et le cœur vide de mélancolie,
Laisse le jour embraser ses
remords.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 12 octobre 2019
L'autoroute amnésique
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