vendredi 11 octobre 2019

Ville marginale

ville marginale

Comme un mort dort dans son linceul
La pauvre ville imaginaire
Qui semble pleurer ses aïeuls,
Dort sous son ciel ordinaire.

On entend le vague soupirs
Des vies passées et lointaines ;
La nature va s’assoupir,
Et les existences humaines,

Même le vent est silencieux,
Et l’air recueilli, il passe
Dans les chemins et dans les cieux,
Appesanti des âmes lasses,

Les fenêtres des pâles maisons
Sont cassées, et leurs vieilles portes
Font entrer toutes les saisons
Et le parfum des choses mortes,

Les graffitis couvrent les murs
Ainsi que des jurons infâmes,
L'air est lourd, toxique et impur,
Et opprime le cœur et l'âme ;

Aucun train vaillant ne conduit
À cette ville superbe,
Les rails sont rouillés, aujourd’hui,
Et il y pousse un peu d’herbe,

Comme on voit pousser quelques fleurs
Sur les petits trottoirs vétustes,
Restées sans parfum ni couleur,
Misérables mais augustes.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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