|
ville marginale
Comme un mort
dort dans son linceul
La pauvre ville
imaginaire
Qui semble
pleurer ses aïeuls,
Dort sous son
ciel ordinaire.
On entend le
vague soupirs
Des vies passées
et lointaines ;
La nature va s’assoupir,
Et les
existences humaines,
Même le vent est
silencieux,
Et l’air recueilli,
il passe
Dans les chemins
et dans les cieux,
Appesanti des
âmes lasses,
Les fenêtres des
pâles maisons
Sont cassées, et
leurs vieilles portes
Font entrer
toutes les saisons
Et le parfum des
choses mortes,
Les graffitis couvrent les murs
Ainsi que des jurons infâmes,
L'air est lourd, toxique et impur,
Et opprime le cœur et l'âme ;
Aucun train
vaillant ne conduit
À cette ville
superbe,
Les rails sont
rouillés, aujourd’hui,
Et il y pousse
un peu d’herbe,
Comme on voit
pousser quelques fleurs
Sur les petits
trottoirs vétustes,
Restées sans
parfum ni couleur,
Misérables mais
augustes.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 11 octobre 2019
Ville marginale
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: