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identité blonde
Mon
âme, regarde bien tous ces imbéciles
Qui
maudissent l’Arabe et tous les étrangers
Et
croient que le monde est leur village ou leur ville
Et
que tout ce qui vient d’ailleurs, c’est le danger.
Ils
sont pareils, dans leur ridicule épouvante,
À
ces illuminés qui, dans les temps anciens,
Croyaient
qu’une antique tortue géante
Sur
sa carapace portaient tous les Terriens ;
Ils
n’ont pas de travail : ce n’est pas de leur faute !
L’étranger
a volé leurs femmes et leur pain,
Et
ils ne marchent plus chez eux la tête haute
À
cause de ce monstre errant et inhumain !
Athéniens
entourés de sombres Barbares,
C’est
leur Gouvernement qui les a tous trahis
Et
a vendu à cet ennemi qui les effare
Leur
vin, leur fromage, son âme et son pays !
Blonds
aux yeux bleus, ils font des fautes d’orthographe,
Pourtant,
mais c’est parce qu’ils sont restés Gaulois,
Et
on écrira mal, un jour, leur épitaphe,
Mais
au diable la langue ! ils méprisent les lois.
Regarde-les,
mon âme, et de leur ignorance
Ris
comme une damnée, avec joie et dédain,
Et
raille ces vaillants et beaux Français de France,
Aux
lèvres un sourire diabolique et hautain.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 5 octobre 2019
Identité blonde
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