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rêverie de bronze
J’erre, parfois,
dans un monde d’airain
Où tout est plus
radieux et plus serein,
Silencieux comme
une auguste tombe
Où le bruit que
fait la feuille qui tombe
Est aussi
puissant qu’un immense cri,
L’eau paisible
des ruisseaux y écrit
Le livre infini
du cœur et de l’âme,
Tout a la
couleur d’une grande flamme
Et on croit
marcher, tandis que tout dort,
Sur une fragile
poussière d’or,
Sable de ce
monde qui est rivage.
Les vaisseaux
des poètes y font naufrage,
On voit sur les
flots que l’encre noircit
Flotter comme
des restes de récits
Des débris de
livres et de lyres.
Tout peut s’entendre
et tout peut se lire
Dans ce monde magnifique
et curieux
À la fois familier
et mystérieux,
Qui reluit comme
une vivante étoile
Et qu’en vain
cherchent les errantes voiles.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 4 octobre 2019
Rêverie de bronze
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