vendredi 4 octobre 2019

Rêverie de bronze

rêverie de bronze

J’erre, parfois, dans un monde d’airain
Où tout est plus radieux et plus serein,
Silencieux comme une auguste tombe
Où le bruit que fait la feuille qui tombe
Est aussi puissant qu’un immense cri,
L’eau paisible des ruisseaux y écrit
Le livre infini du cœur et de l’âme,
Tout a la couleur d’une grande flamme
Et on croit marcher, tandis que tout dort,
Sur une fragile poussière d’or,
Sable de ce monde qui est rivage.
Les vaisseaux des poètes y font naufrage,
On voit sur les flots que l’encre noircit
Flotter comme des restes de récits
Des débris de livres et de lyres.
Tout peut s’entendre et tout peut se lire
Dans ce monde magnifique et curieux
À la fois familier et mystérieux,
Qui reluit comme une vivante étoile
Et qu’en vain cherchent les errantes voiles.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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