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derrière la ruelle
Derrière la
ruelle dont les murs
Sont sombres
comme la nuit et sales,
Toujours souillée
par les déchets impurs,
Des femmes
laborieuses et pâles
N’ont rien à
vendre, hormis leurs maigres corps ;
Elles sont mères
et toxicomanes,
De ces lieux
infâmes éternel décor,
De cet enfer
urbain antiques mânes ;
Des hommes
balafrés et inquiétants
Détroussent l’imprudent
marcheur qui passe
Pour boire des
bières ou nourrir leurs enfants,
Et tuent ceux
qui ont un peu d’audace,
Des chats
faméliques cherchent un repas
Dans les
profondes et noires poubelles
Des ces pauvres
gens qui n’y laissent pas
De quoi nourrir
leur faim éternelle,
Les chiens sans
maîtres, spectres d’animaux
Qui boitent et n’aboient
plus, maigres et faibles,
Flairent les
trottoirs, et rongé de maux
Secouent leurs
croupes où les puces tremblent,
Et des enfants
malades et morveux
Que leurs
parents ont rendus serviles,
Tendant la main
et se grattant les cheveux,
Demandent l’aumône
à toute la ville.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
dimanche 6 octobre 2019
Derrière la ruelle
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