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sombre humeur
Chaque fois que
je souris aux choses,
Je deviens tout
à coup sombre et morose,
Pareil au
tombeau rongé par les fleurs,
Sans épitaphe et
aussi sans couleur,
Que personne
désormais ne visite
Et que cachent
les herbes parasites.
Souvent, le
désespoir en moi grandit
Et se propage
comme un feu maudit,
Et l’espoir
soudain me prend et me berce ;
Le destin
indifféremment verse
Dans mon cœur le
poison et le nectar,
Parfois, pour
vivre il me semble trop tard,
Comme si j’allais
au fond d’une amphore,
Et parfois, je
vois reluire l’aurore.
Comme tous les mortels,
je suis plusieurs :
Irascible et
calme, doux et railleur,
Hésitant entre
raison et folie,
Entre la joie et
la mélancolie,
Et marchant sous
les étoiles du jour
Comme un homme
debout sur un carrefour,
Qui contemple le
ciel et semble attendre,
Et ne sait quel
chemin il va prendre.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 21 septembre 2019
Sombre humeur
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