samedi 21 septembre 2019

Sombre humeur

sombre humeur

Chaque fois que je souris aux choses,
Je deviens tout à coup sombre et morose,
Pareil au tombeau rongé par les fleurs,
Sans épitaphe et aussi sans couleur,
Que personne désormais ne visite
Et que cachent les herbes parasites.
Souvent, le désespoir en moi grandit
Et se propage comme un feu maudit,
Et l’espoir soudain me prend et me berce ;
Le destin indifféremment verse
Dans mon cœur le poison et le nectar,
Parfois, pour vivre il me semble trop tard,
Comme si j’allais au fond d’une amphore,
Et parfois, je vois reluire l’aurore.
Comme tous les mortels, je suis plusieurs :
Irascible et calme, doux et railleur,
Hésitant entre raison et folie,
Entre la joie et la mélancolie,
Et marchant sous les étoiles du jour
Comme un homme debout sur un carrefour,
Qui contemple le ciel et semble attendre,
Et ne sait quel chemin il va prendre.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

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