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La crise du paysage
Dans nos pauvres
villes que le ciment tourmente
Et
qu’elles portent comme un fardeau éternel,
Il
est bien doux de voir reluire sous le ciel
Une
humble verdure, radieuse et charmante.
Comme
dans d’immenses contrées vespérales,
On
erre dans des bois petits et ténébreux
Et
dont les animaux sont toujours moins nombreux
Que
les pensées sans fin de nos cerveaux pâles,
Emplis
d’enchantement, les fleurs et les arbres
Poussent
dédaigneusement sur les sombres trottoirs,
Et
d’étranges choses s’épanouissant le soir
Pareilles
à de vagues statues de marbre,
Tous
les jours, nous marchons dans notre propre rêve ;
Ô
chemins parfumés, vous m’avez vu aller
Dans
la sublime nuit, sous vos ciels étoilés
Le
cœur empli de vers et l’esprit de sève,
J’ai
cherché sans répit un peu de nature
Dans
les rues que mouillaient les larmes de l’hiver,
Quelque
chose de bleu, quelque chose de vert
Pour
bannir le sinistre ennui qui me torture,
Mais
tout cela est faux ! La ville est un bagne,
Une
prison où tout a la couleur du fer
Et
où tout ce qui est haut nous cache l’enfer
Comme
un grand abîme derrière les montagnes.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 20 septembre 2019
La crise du paysage
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