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LE dîner impur
Chaque soir, la
Tristesse et la Solitude,
Aigles de
Prométhée dont les becs sont sanglants,
Viennent ronger
notre foie comme d’habitude,
En emplissant le
ciel noir de leur cri violent.
Comme l’enfant
casse son crayon fragile,
Elles cassent
notre cœur épris d’idéal
Et poursuivent
leur vol sinistre et agile,
Médecins qui
savent l’origine du mal.
De maison en
maison, de fenêtre en fenêtre,
Elles vont en
cherchant dans les appartements
Des restes de
repas et des ruines d’êtres,
Et se
nourrissent de notre âme prestement ;
Pour elles,
notre esprit est une cuisine
Et elles mangent
nos pensées laissées au four,
Vieilles comme
nos cœurs qui tombent en ruine
Avec leurs
temples blancs et leurs petits amours.
Tous les soirs,
elles y entrent et se mettent à table,
Et mangent en
devisant à ne point en finir,
Avant que de
partir, hôtesses redoutables
Qui s’amusent de
nos plus tendres souvenirs.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdene
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mercredi 18 septembre 2019
Le dîner impur
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