mardi 6 août 2019

L’œil du pont

L’ŒIL du pont

Le petit pont qui dort sur le fleuve
Dont l’eau reluit comme une pièce neuve
A vu, sous le soleil qui reluit,
Et sous les étoiles de la nuit
Passer maints voyageurs éphémères
Et maints poètes épris de chimères,
Les jours heureux et les jours malheureux,
Innombrables comme les amoureux,
Les baisers dans l’ombre du soir complice,
La nuit de la guerre dévastatrice ;
Les spectres noirs ainsi que les humains
Ont marché dans son éternel chemin,
Et sa route, toujours hospitalière,
Est infinie comme une prière,
C’est la porte d’une grande maison
Qui accueille les quatre saisons,
L’hiver sans sourire et sa bise dure,
Le printemps qui fait chanter la nature,
L’été qui fait reluire le soleil
Et l’automne qui berce son sommeil.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

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