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horreurs acrobatiques
Quand la nuit appesantit le monde
De son vaste fardeau d’ombre et de fer,
Et qu’elle emporte le ciel dans ses
ondes,
Pareille à une ténébreuse mer,
On voit mille sombres créatures
Comme sorties de l’hôpital des fous,
Maudire l’harmonie de la nature
Avec des hurlements pleins de courroux :
Le Cauchemar à la tête difforme
Marche dans les sentiers de nos esprits
En foulant avec ses pieds énormes
Le cher souvenir de ceux qui ont péri ;
La Tristesse demeure immobile,
Les ailes ployées et le dos cassé,
Avec son regard indélébile
Dont le néant ne peut être effacé ;
La Jalousie grandit comme une flamme
Et embrase toute la création
Comme elle embrase le cœur et l’âme
De ses victimes emplies des passions,
Et le Suicide montre ses dents splendides
En souriant, vêtu de son linceul,
Aux femmes abandonnées et sans rides
Et aux hommes désespérés et seuls.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
samedi 6 juillet 2019
Horreurs acrobatiques
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