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le canular charnel
En raillant les hommes, ces pauvres
créatures,
La beauté de la femme et de la nature
Aiguise patiemment nos sens insatisfaits.
Alors que la nature est sans frein et
sans faix
Et à tous ses amants toujours se donne,
Qu’elle fait rayonner son soleil qui
rayonne
Pour les mauvais ici-bas comme pour les
bons,
Que la mer et la fleur ne disent jamais
non
Et que, filles de joie de ce vaste
monde,
Laid, beau, pauvre, riche, l’homme
embrasse les ondes,
La femme étale avec fureur tous ses
appâts
Et semble croire que nous ne les voyons
pas
Et murmurer à ses victimes
hagardes :
« Que nul ne me touche et que tout
me regarde !
Je suis belle et fière, et mon cœur est
sans merci
Car comme l’écorce d’un vieil arbre
endurci,
Je porte avec bonheur ce cœur sans
clémence ;
La mer de vos désirs a beau être
immense,
C’est un infranchissable et ténébreux
écueil
Et dont le seul aspect afflige l’âme en
deuil !
Dans ce monde je marche ainsi qu’une
reine
Tranquille au milieu de mes sujets, et souveraine. »
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 28 juin 2019
Le canular charnel
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