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Pensées narcotiques
Parfois le monde
pesant et vaste
Dans mon cœur devient
léger et petit,
Et la nature,
toujours belle et chaste,
Jette le voile
qui l’appesantit
Et fait reluire
toutes ses aurores
Comme une beauté
ses joyaux sonores
Qu’elle fait
voir aux mortels en rêvant.
Soudain, tout
devient plus beau et limpide,
La vérité ne
compte plus ses rides
Mais devient
aussi jeune que le vent.
L’aube, telle
une rivière divine
Qui court avec
bonheur dans mon esprit,
Emporte les
ténébreuses doctrines
Dans ses serres
lumineuses et sourit ;
L’univers tout
entier est une âme !
Mes rêves
grandissent comme des flammes
Éclairant les
dédales les plus noirs,
Je vois s’épanouir
les fleurs du songe,
J’oublie la
tristesse qui me ronge
Et je ne fais
que regarder et voir !
Rêves doux et
trompeurs ! Notre monde
Me fait porter
ses plus hauts monuments,
Ma détresse m’emporte
comme une onde
Vers des rivages
beaux et alarmants ;
Je cherche en
vain l’étoile salutaire,
Ma poésie, la
bouche emplie de terre,
Marche en
boitant dans les immensités,
Ma lyre est
cassée et faite de verre,
Comme tous les
damnés ici-bas, j’erre
Loin des sombres
et mortelles cités.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
lundi 24 juin 2019
Pensées narcotiques
Publié par
Mohamed Yosri Ben Hemdène
à
02:12
Libellés :
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