|
LA mort de la mort
La Mort !
elle rend tout vain et éphémère,
Et fait
disparaître nos souvenirs les plus chers
Sous l’ombre
immense de son aile de chimère,
Lourde comme un
fleuve ténébreux de l’enfer.
C’est d’abord l’assiette
de trop sur la table,
Une maison vide
et un foyer sans soleil,
Désert dont la
tristesse infinie nous accable
Et où nous ne
trouvons point qu’un âpre sommeil,
Une énigme que
nous ne pouvons comprendre
Et qui est
au-dessus de la réalité,
Une farce qui
nous fait pleurer et attendre
Le soudain
retour de ceux qui nous ont quittés,
Et c’est enfin l’oubli
d’un nom, d’un visage,
Flambeaux qui
sont perdus dans le vaste brouillard,
Que ne rallume
pas la mémoire volage
Pour qui ceux
qui sont morts sont de lointains vieillards !
La Vie qui nous
sourit et qui toujours l’emporte
Ecrase le
souvenir comme une jeune fleur ;
Malgré la Mort,
la Vie est toujours la plus forte,
Et l’oubli est
toujours plus fort que la douleur.
Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène
|
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
mardi 23 avril 2019
La mort de la Mort
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: