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proximité
Souvent, debout
sur un lointain rivage,
Je contemple ma
vie comme un paysage :
Des fleurs
piétinées, des arbres chenus,
Des soleils
déclinants et des bois nus,
Et puis des
dépouilles de métaphores,
Des éclats d’aube
et des débris d’aurore.
Je me vois,
jeune encore et lyre en main,
Marchant comme
un dieu parmi les humains,
Voulant, tant ma
poésie me grise,
Régner sur un
monde que je méprise,
Ne daignant pas
entendre les vains bruits
Des êtres
tombant tels de pesants fruits
De l’arbre
railleur de la vie mortelle,
Fier comme
Orphée, et souvent rebelle,
Suivant le
chemin étroit des visions,
Le cœur empli de
graves illusions.
Aujourd’hui, ce
paysage est blême,
Tout a changé,
et les choses que j’aime
Cachent des poignards et semblent gémir,
Car ce que nous
aimons nous fait mourir,
Et mes chères
illusions souriantes
Me remplissent
aujourd’hui d’épouvante,
Rêveur affligé
mais rêvant toujours !
Vanité, colère,
ambition, amour,
Tout ce qui est
humain maintenant m’épuise
Comme une maladie
qui par surprise
Me prend avec
délice au corps à corps
Et m’étreint
doucement jusqu’à la mort.
Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène
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La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 18 janvier 2019
Proximité
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