Affichage des articles dont le libellé est fées. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est fées. Afficher tous les articles

dimanche 20 octobre 2024

Point de vue sur les fées

POINT DE VUE SUR les fées

Jadis, la gentille fée
Exauçait les vœux ardents
Des voyageurs imprudents
Et aux âmes assoiffées.

Dans leurs mondes parallèles
Les fées existaient sans fin,
Le cœur et l’esprit sereins
En remuant leurs ailes ;

Au fond des eaux, sur les îles,
Dans leurs foyers souterrains,
Dans leurs palais tranquilles,

À l’intérieur des collines,
Elles étaient des refrains
Que le soleil illumine.


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 9 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XIII)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE XIiI)


XIII. Ce que fit Hassan pour sauver sa famille, et ce que devint le traître Loki

Hassan finit par voir une vieillarde frêle
Et se précipite, désespéré, vers elle
En lui demandant où se trouve la prison
De son épouse Ida captive sans raison 
Avec ses deux enfants innocents aux joues roses
Qu’on persécute avec leur mère, et qu’on ose
Emprisonner aussi, petits oiseaux bénis
Qu’on met dans une cage et qu’on arrache au nid.
La vieille femme pleure en entendant ses plaintes,
Et sur son visage ridé la douleur peinte,
Elle dit à Hassan : « Sachez que j’ai été
La nourrice d’Ida, dont la douce beauté
A grandi dans mes bras, dormant mal mais aimée,
Fleur qui avant de s’épanouir est parfumée.
On m’a permis d’aller lui prodiguer mes soins,
Et si d’une vieille femme elle a besoin,
Je l’aiderai, malgré les affres de l’âge
Qu’on ne peut éviter et que rien ne soulage.
Sachez aussi qu’elle est gardée par des guerriers
Sans pitié ni honneur, violents et meurtriers. »
« Je vaincrai, réplique Hassan ; je vais te suivre,
Ma femme, mes enfants et vous allez vivre. »
Il la suit, en effet, et ses yeux étonnés 
Ne peuvent plus le voir ; il a mis son bonnet.
Dans la prison d’Ida avec elle il entre 
Puis ôte son bonnet et à Ida se montre.
Elle en pleure de joie, et à son bon époux
Demande le pardon, tombée à ses genoux.
Hassan lui pardonne et doucement la relève,
Il disparait soudain comme un vague rêve,
Vole au gardien ses clefs, et jusqu’au dernier
Libère sans tarder les tristes prisonniers,
Frappe sur son tambour, et une vaste armée 
Occit l’armée ennemie, bien vite désarmée,
Puis il demande à sa balle, loin de Wak-Wak,
De les transporter tous jusqu’au château du lac.
Il remercie les deux sœurs une fois encore,
Retourne à Bassora à la première aurore
Avec ses deux enfants et sa femme, très heureux
Vivant sous leur grand toit, aidant les miséreux.

Et Loki ? il prit son trésor, voleur et traître,
Mais il ne tarda pas à trouver ses maîtres,
Et fut volé, à son tour, par de vils brigands,
Devint fou, et dans les rues alla divaguant.

[FIN DU CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES]


Par: Mohamed Yosri Ben Hemdène  

lundi 8 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XII)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE XiI)


XII. Comment les deux sœurs aidèrent Hassan à se rendre à l’île de Wak-Wak, où sa femme et ses deux fils sont retenus prisonniers

Malgré leur sympathie et toute leur douceur
En écoutant Hassan, les bienfaisantes sœurs
Ne savaient point comment braver ses infortunes,
Et attendirent avec lui la nouvelle lune.
Quand elle vint, elles allèrent interroger
Les compagnes d’Ida, les virent s’affliger
En leur disant qu’elle a été au château, certes,
Mais que sa mère, hélas, est maintenant morte,
Que sa belle-mère est un monstre sans pitié
Dont le cœur est pour elle empli d’inimitié,
Et qui de sa douce beauté est jalouse,
Qu’enfin pour la punir d’avoir été l’épouse
D’un vain mortel, avec ses enfants innocents 
Elle a emprisonné la mère, et le roi puissant
Comme un ensorcelé, se tait sur sa conduite.
« Ah ! s’écria Hassan, ils prendront la fuite,
Et moi je briserai leurs fers ! » Les fées du lac
Ajoutèrent : « Hélas, leur prison est au Wak-Wak !
Nul n’a été sauvé des serres de cette île. » 
L’aînée dit : « La chose est sans doute difficile,
Mais point impossible, et ils verront tous le jour. »
Et lui donne une balle, un bonnet, un tambour.
Le bonnet rend celui qui le porte invisible, 
Le tambour fait surgir une armée invincible,
La balle le transporte où il veut à l’instant.
De toute son âme il remercie, fort content,
Ses deux merveilleuses et douces protectrices.
Il dit à la balle qu’il veut sans caprices
Etre conduit à Wak-Wak. Aussitôt descend 
Vers lui un nuage qui semble empli d’encens,
Parfumé et léger, et qui le transporte
A l’île dont des rocs rouges sont les portes,
Et dont même le port semble un écueil fatal.
Il y voit étinceler sa ville de cristal
Et y erre longtemps, émerveillé et morne,
Sans voir aucun vivant sur l’île sans bornes.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

dimanche 7 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie XI)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE Xi)


XI. La fuite d’Ida

La mère de Hassan qu’aussi on invite,
Se préparant pour la glorieuse visite,
Cherche dans les coffres des présents singuliers,
Les plus belles robes, les plus radieux colliers,
Et trouve tout à coup au fond d’une caisse
Le voile de la fée, doux comme une caresse,
Avec sa couronne d’or, léger et pareil
A un nuage blanc devant un beau soleil.
Ignorant son secret, elle est émerveillée,
Pareille à une enfant par le jour réveillée
Qui se frotte les yeux d’un gracieux mouvement.
« Mon dieu, pense-t-elle, que ce voile est charmant !
Hassan veut certainement l’offrir à son épouse,
Et bien que moi je sois de son bonheur jalouse,
Je le ferai à sa place, il sera content. »
Ida, dont le voile est caché depuis longtemps,
Le revoit et frémit, et devenue blême,
Elle cesse d’être maîtresse d’elle-même
Et songe à sa mère, à son royaume chéri,
A ceux qui vivent encore et ceux qui ont péri,
Peut-être, pendant son éternelle absence,
Et à son vieux père, auguste roi, pense.
Elle prend ses enfants et jusqu’au jardin court,
Déroule son voile usurpé par l’amour
Sur eux et sur elle, et prestement s’envole.
La pauvre mère crie, devenue presque folle,
Contemple le grand ciel et perd le sentiment.
Le soir, elle raconte avec des gémissements
A son fils, de retour de son long voyage,
Comment sa famille s’est perdue dans les nuages.
Hassan s’en désole, mais l’embrasse et sourit,
Ne fais aucun reproche à sa mère, et lui dit
Qu’il va chercher secours en bravant les ondes
Auprès des douces sœurs à l’autre bout du monde. 

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

samedi 6 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie X)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE x)


X. Hassan de retour à Bassora, dans quel état il trouva sa mère et ce qu’elle devint grâce à lui

Sorti de Bassora victime d’un piège, 
Hassan y retournait assis sur un siège,
Pareil aux grands seigneurs, marié, riche et heureux,
Avec ses esclaves et porteurs vigoureux.
Il montait un cheval grand et magnifique,
Et près de lui sa femme au front angélique
Etait montée sur un autre, deux fois plus beau,
Vêtue comme une reine, et comme des flambeaux
Portant ses bleus diamants qui semblaient des lunes
Dans le ciel ténébreux de la douce Fortune.
Ses deux enfants étaient avec leurs écuyers.
Une grande foule venait pour voir briller
Cette bienheureuse famille prospère ;
Le grand bruit qu’ils faisaient parvint jusqu’à la mère
De Hassan ; la pauvre veuve avait bien vieilli
Et par les rides son front était assailli,
Elle luttait contre l’affreuse misère 
Comme elle le pouvait, mais était amère
D’avoir perdu son fils chéri qu’elle crut mort,
Rongée par les puces comme par les remords.

Sans trop savoir pourquoi, elle ouvre sa fenêtre.
Mais c’est Hassan ! Hassan, son fils qu’elle a vu naître
Et qu’elle a cru ne plus revoir sous le soleil,
Qui se pavane ainsi, en pompeux appareil !
C’est lui ! Il s’avance vers sa maison natale,
Embrasse pieusement sa pauvre mère pâle
Et par sa misère lui aussi humilié,
Il pleure en lui jurant qu’elle va oublier
Ses jours d’infortune, et sans tarder fait construire
Un palais que de loin on voit reluire
Qui de tous les curieux attire les regards,
Où sa mère est traitée avec les mêmes égards
Que les reines, et sa femme aussi. Ses tables
Etaient appesanties, il était charitable
A tous les miséreux et tous les étrangers
Qui venaient et pouvaient festoyer et manger.
Le bruit de ses bienfaits parvint jusqu’aux oreilles
Du sultan et de la sultane nonpareille
Qui invita sa femme, alors qu’il voyageait,
Au palais royal, et à l’honorer songeait.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

jeudi 4 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie IX)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE Ix)


IX. Ce que Hassan désira faire, après qu’il eut épousé sa fée Ida

Avec le même zèle, Hassan faisait sa cour
A Ida, et il lui parlait de son amour
Et lui déclarait sans se lasser sa flamme,
Au point qu’elle l’aima et à être sa femme,
Après mille refus, finit par consentir,
Et dit ne plus vouloir chez elle repartir.
Hassan était heureux, plein de reconnaissance,
Et son bonheur s’accrut deux fois par la naissance
De deux charmants garçons. Toutefois il songeait
A sa pauvre mère, et son souvenir le rongeait ;
Etait-elle vivante ? Etait-elle morte ?
La reverrait-il s’il frappait à sa porte ?
L’abandonner, n’est-ce pas perdre son honneur ?
Hassan avait honte de son propre bonheur.
Il confia ses remords à sa femme chérie
De quitter la sienne point encore guérie,
Et ensemble ils prirent, un soir, une décision ;
Pleins de reconnaissance et pleins de confusion,
Ils remercièrent leurs bienfaisantes hôtesses,
Leur annonçant, malgré toute leur tristesse,
Qu’ils allaient dès l’aube partir pour Bassora.
Ce départ, si soudain, certes les éplora,
Mais elles comprenaient qu’il fût nécessaire.
Aux époux dont jamais elles ne se lassèrent,
De leur bonté présente et passée étonnés,
Ils offrirent des chevaux caparaçonnés,
Deux troupes de chameaux chargés de mille choses :
De mets et de trésors, de soies et de roses,
Et de beaux esclaves connaissant le chemin.
Hassan et sa femme partirent le lendemain
Avec leurs deux garçons et leur caravane,
Et sentirent bientôt la brise océane :
Ils trouvèrent un puissant navire, dans le port,
Allant à Bassora, et bientôt furent à bord.

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène 

mercredi 3 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie VIII)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE VIII)


VIII. Comment Hassan vola le voile de la fée Ida, et ce qui s’ensuivit

L’amoureux attendait en comptant les moments
Le jour où reviendrait sa fée au front charmant
En implorant, au nom de son infortune,
De reluire pour lui la lointaine lune.
Ce jour tant attendu vient ; le voilà caché,
Décidé à ravir son voile arraché
A la charmante Ida qui enfin arrive
Avec ses compagnes, sur la rêveuse rive.
Sans nulle appréhension elles se jettent à l’eau,
Pareilles aux enfants, jouant avec les flots
En rendant la brise qui les voit jalouse.
Hassan en profite et glisse vers la pelouse,
Prend le voile d’Ida et se cache à nouveau,
Content de réussir ses amoureux travaux.
Les belles baigneuses reprennent leurs voiles ;
Celui d’Ida semble perdu dans les étoiles,
Elles le cherchent avec ardeur, longtemps, en vain.
Sans lui Ida ne peut, invisible aux humains,
Retrouver son royaume et sa bonne mère.
Les fées lui disent adieu et s’envolent, amères,
Et elle reste seule et de la nuit frémit.
Que faire maintenant ? Elle pleure et gémit
Et s’en va au château qui est son seul asile.
Les deux sœurs accueillent, souriantes et tranquilles,
Avec tendresse, joie et hospitalité,
Cette fée se plaignant de la fatalité.
Hassan va la voir et lui dit : « Mademoiselle,
C’est à cause de mon amour et de mon zèle
Que vous êtes ici, loin de votre pays.
Mais quand un amoureux à son cœur obéit
Est-il d’un crime odieux à vos yeux coupable ?
De respirer sans vous n’étant point capable,
J’ai volé votre voile et je n’ai nul remords.
Sachez que je vous aime, Ida, jusqu’à la mort,
De tout mon cœur, ainsi que de toute mon âme,
Tous les deux embrasés par la même flamme !
Je suis las et vaincu, votre amour est vainqueur ;
J’ai pris votre voile et vous avez pris mon cœur. » 

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène

mardi 2 mai 2017

Conte: La fille d'une reine de fées (Partie VII)

CONTE: LA FILLE D'UNE REINE DE FÉES (PARTIE ViI)


VII. Ce que Hassan devait faire pour qu’il devînt l’époux de la belle fée 

Le jeune homme revit sa fée le mois suivant
Et passait de mornes nuits, de ses yeux rêvant,
De sa blancheur de cygne et de ses milles grâces,
De son voile léger que le vent embrasse
Et son front que l’Amour couvre de ses lauriers.
Voyant ses maux, les deux sœurs vinrent le prier
De leur dire quelle en était l’origine,
Mais il ne leur dit rien. « C’est l’amour qui chagrine
Ce pauvre jeune homme sombre : surveillons-le. »
Dit l’aînée à sa sœur. Sous la lune à l’œil bleu,
Cachées comme Hassan, elles découvrirent 
Ce qu’à chaque lune il faisait, et comprirent.
Le lendemain matin, Hassan fut appelé  
A comparaître, par le bon gardien zélé,
Devant les châtelaines ; elles lui reprochèrent
Au nom d’une amitié qui leur était chère
Et de leur confiance trahie, son infraction.
Le pauvre jeune homme, regrettant son action,
Implora leur pardon en pleurant mille larmes
Et leur dit qu’il était le captif des charmes
De cette fée blonde qui le faisait souffrir,
Et qu’il voulait l’avoir pour épouse ou mourir.
Les deux châtelaines furent émues d’entendre
Les plaines de Hassan, et d’une voix tendre 
L’aînée lui dit : « Celle dont ton cœur est épris
S’appelle Ida. Tu ne peux être son mari
Que si tu arrives à lui enlever son voile,
Mais son pouvoir lui vient des lointaines étoiles,
Sa mère est reine et son père un très puissant roi. »
« Je le lui enlèverai sans peine et sans effroi !
S’écria le jeune homme, au nom de ma flamme,
Ou alors je rendrai en essayant l’âme. »

[A SUIVRE]


Par : Mohamed Yosri Ben Hemdène