|
VIE DE JOSEPH (sixième PARTIE) VI. Le larcin Lorsqu’il eut pourvu à leurs besoins, Joseph fit mettre une coupe dans le sac de Benjamin, et quand ils s’en retournaient, un héraut leur cria : ô étrangers ! Il y a parmi vous des voleurs. (Coran, 12, 70) Quand ils entrèrent dans la ville, les frères Obéirent à l’ordre que leur donna leur père. Joseph, en voyant qu’ils étaient tous arrivés, Appela Benjamin et lui dit en privé Avec douceur, d’une voix magnanime : « Je suis ton frère. Ne songe pas à leur crime. » Lorsqu’il leur eut donné ce qu’ils vinrent chercher, Joseph prit soin, sans qu’on ne le vît, de cacher Au sac de Benjamin, la coupe pesante De son roi, faite d’or et de choses luisantes. Un héraut leur cria : « Attendez, voyageurs ! Vous ne partirez pas, vous êtes des voleurs ! » Les fils de Jacob sur leurs pas se retournèrent Et aux hérauts avec effroi demandèrent : « Que cherchez-vous, hérauts ? » « la coupe du roi, Dit un héraut. Celui qui la rapportera (moi, Je m’en porte garant) aura pour récompense Autant de blé que porte un chameau. On pense Que la voler était votre commun dessein. » Dieu sait que nous n’avons pas commis ce larcin Et que nous ne venons pas à votre contrée Pour y apporter la corruption abhorrée ! » « Quel sera votre sort, si vous êtes menteurs ? » « Nous vous en livrerons aussitôt le voleur Et il deviendra, car c’est la loi, votre esclave. » Ils oubliaient, dans leur déclaration grave, Que la loi d’Égypte différait des Hébreux Et que le coupable reçoit des coups nombreux Ou doit rendre deux fois ce qu’à autrui il vole. Dieu n’aurait pas permis que Joseph immole Un de ses frères, pour qu’il changeât de foi Et suivît, malgré lui, la religion du roi. Joseph fouilla d’abord les sacs de ses frères Puis fouilla le sac de Benjamin. Ses affaires Contenaient la coupe qu’on cherchait. « Ô malheur ! Comme un autre de ses frères, c’est un voleur ! » S’écrièrent alors méchamment les frères. C’était l’idole de Laban, son grand-père, Que Joseph, fort jeune, vola et lui cassa. Joseph, silencieux, en son esprit repassa Leurs railleries, et sans montrer sa colère, Se dit : « Cœurs mauvais ! Loin de la voie salutaire Vous errez sans songer à vos péchés hideux, |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 4 décembre 2020
Vie de Joseph (sixième partie)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire
Mon avis sur cet article: