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VIE DE JOSEPH (deuxième partie) II. Joseph chez Zuleïkha et Putiphar La femme du seigneur égyptien porta ses vues sur Joseph. Elle ferma les portes, et le sollicita au mal. Dieu est mon refuge, dit le fils de Jacob. Il m’a comblé de biens dans cette maison ; les ingrats ne prospéreront point.(Coran, 12, 23) Trois jours au fond du puits : Joseph eut faim et peur. Il entendit soudain passer des voyageurs ; L’un d’eux alla chercher de l’eau. « Que nous sommes Bénis ! s’écria-t-il. J’ai trouvé un jeune homme. » Les frères de Joseph le vendirent à prix vil, Quelques drachmes d’argent, car ils croyaient subtil De s’en défaire ainsi, mais ils oublièrent Que Dieu les voyaient et protégeait leur frère. L’égyptien qui l’acheta, de retour à la ville, Confia à sa femme : « Il pourrait nous être utile, Traite bien ce garçon. Un jour nous en ferons Peut-être notre fils, et nous l’adopterons. » Dieu voulut élever Joseph aux rangs sublimes, Car il est tout-puissant et il est magnanime Et sa volonté, quand il décide au ciel, Se fait sur terre et est au-dessus des mortels. Le Seigneur, fidèle à toutes ses promesses, Lui donna la raison ainsi que la sagesse, Et Joseph devint un homme beau et bien fait. Zuleïkha, qui portait son amour comme un faix, Se trouvant seule avec lui, ferma les portes Et lui dit, embrasée d’une flamme trop forte : « Joseph, je t’appartiens ; dispose de moi ! » « Le Seigneur m’en garde, car en lui j’ai foi ! S’écria Joseph. Il m’a montré sa clémence, Les traîtres n’auront point droit à ses récompenses. » Il faillit succomber mais eut une vision : Son vénérable père, en cette occasion, Apparut, lui rappelant qu’il était un prophète. Joseph et Zuleïkha, sur ces entrefaites, S’élancèrent vers la porte : il voulait la fuir, Alors que Zuleïkha voulait le retenir. Le mari était à l’entrée. « Que mérite S’écria Zuleïkha, celui qui t’irrite Et pour moi a conçu de sombres intentions ? La prison ou une terrible punition ! » Joseph s’écria : « Elle est la seule coupable ! » Elle avait déchiré d’un geste déplorable La tunique portée par Joseph se sauvant. « Si sa tunique fut déchirée par-devant, Il ment et elle a dit la vérité entière ; Si elle est cependant déchirée par-derrière, Elle ment, et Joseph a dit la vérité. » Dit devant Putiphar, qui était irrité, Un parent de sa femme, âme bien inspirée. La tunique était par-derrière déchirée. Putiphar s’écria : « Femmes, jusqu’où iront Vos fourberies ? Jamais elles ne finiront ! Ô Joseph, ne dis rien de cette aventure, Quant à toi, femme, coupable créature, Tu as commis un grand péché. Tu ferais mieux |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 27 novembre 2020
Vie de Joseph (deuxième partie)
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