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Re-La chimère D’après le poème « La chimère » d’Albert Samain (1858-1900) duquel je ne garde ici que la première strophe La chimère a passé dans la ville où tout dort, Et l’homme en tressaillant a bondi de sa couche Pour suivre le beau monstre à la démarche louche Qui porte un ciel menteur dans ses larges yeux d’or. De ses ailes il a plu des étoiles sans fin Sur les toits éthérés des maisons tranquilles ; Afin de mieux bercer le sommeil de la ville, Elle a dénoué ses cheveux pleins de parfum. Tous ses yeux ont relui, pareils à des flambeaux, Dans le ciel ténébreux, deux fois plus immense, Et chaque fois que l’être humain rêve ou pense, Il croit que le monde en est devenu plus beau ! Elle fait épanouir les douces illusions Ainsi que des roses, dans le désert aride De l’existence, ou l’homme errant marche, livide, Au milieu des mirages, au milieu des visions. C’est le monde qui est sa ville et son enfer ! Elle connaît par cœur la nuit et les songes Et sait que l’homme est épris de ses mensonges Et qu’il aime comme la vie ses pesants fers ; Plus d’un se réveillera, cependant, le lendemain, Le cœur meurtri, aussi amer que les ondes Qui emplissent les mers vastes et profondes |
La Muse a commencé à soupirer le 08/04/2012. Poèmes publiés sur le Blog : 2209.
vendredi 11 septembre 2020
Re-La chimère
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